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TEOM: à Melun Val de Seine, une ligne à vérifier avant fin juillet

Les professionnels de Melun Val de Seine peuvent demander une exonération de TEOM pour 2027, sous conditions et avant l’échéance de fin juillet.

Illustration - Local professionnel et collecte de déchets

Dans la pile des charges, la ligne passe vite. Un local, une taxe foncière, parfois un bail commercial, et cette mention: taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Pour un commerce qui paie déjà une entreprise privée pour enlever ses cartons, ou pour un atelier dont les déchets partent par un autre circuit, elle ne devrait pas passer inaperçue.

Melun Val de Seine rappelle aux professionnels qu’une demande d’exonération de TEOM peut être déposée pour 2027. La taxe sert à financer le service public de collecte et de traitement des déchets. Elle est due par le propriétaire du local, mais peut ensuite apparaître dans les charges du locataire. Pour une petite entreprise, cela peut revenir à payer autour du même geste: faire partir ses déchets.

L’exonération ne concerne pas tous les locaux professionnels. Elle vise surtout les locaux industriels ou commerciaux qui n’utilisent pas le service public pour leurs déchets, à condition de pouvoir le démontrer. Elle peut aussi concerner des entreprises qui utilisent ce service mais relèvent d’une convention de redevance spéciale avec le SMITOM-Lombric.

Le test est assez simple: qui enlève les déchets du local, qui est payé pour le faire, et quelles preuves l’entreprise peut produire? Melun Val de Seine demande notamment le numéro fiscal ou invariant du local, les références cadastrales, un formulaire rempli, puis des justificatifs d’élimination des déchets par un prestataire privé: contrat, factures récentes ou attestation.

La demande est annuelle. Elle se fait l’année N pour l’année N+1. Pour une exonération en 2027, le dossier doit donc être préparé pour l’échéance de fin juillet 2026. Un dossier incomplet ou transmis trop tard est rejeté. Et l’exonération n’est pas automatique: elle reste soumise à décision du conseil communautaire.

C’est là que les erreurs commencent. Il ne s’agit pas de contester une taxe après coup, ni de transformer une impression d’injustice en droit à remboursement. Il faut établir que le local entre bien dans les cas prévus. Le SMITOM-Lombric indique par exemple que les entreprises produisant plus de 770 litres par semaine de déchets assimilés aux déchets ménagers choisissent entre une convention payante avec le syndicat et le recours à un prestataire privé. En dessous de ce seuil, la TEOM reste le principe.

Si la question revient cette année, c’est aussi parce que les déchets coûtent plus cher aux collectivités. En Île-de-France, l’ORDIF estime que le coût aidé médian hors taxes par habitant est passé de 96 à 109 euros entre 2019 et 2023. À Melun Val de Seine, la compétence déchets s’organise avec le SMITOM-Lombric pour la majorité des communes de l’agglomération, et le SIETOM pour Lissy et Limoges-Fourches.

Pour les professionnels, le bon réflexe tient donc en trois vérifications: retrouver la ligne TEOM, identifier le circuit réel de collecte, rassembler les preuves avant fin juillet. La taxe n’est pas forcément évitable. Mais lorsqu’un commerce ou un atelier paie déjà son propre enlèvement, elle ne doit pas rester une ligne oubliée dans les charges.