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Un violoncelle inversé, du cécijudo et du FALC : Paris met l’accessibilité en pratique

Jusqu’au 4 octobre, la première Quinzaine parisienne de l’accessibilité montre comment instruments, expositions et clubs sportifs adaptent leurs pratiques.

Illustration sur l’accessibilité à Paris

Paris tient jusqu’au 4 octobre sa première Quinzaine de l’accessibilité et de l’inclusion, qui succède au Mois parisien du handicap. Culture, sport et vie associative occupent le programme. Parmi ces rendez-vous, certains racontent surtout ce que l’accessibilité oblige à modifier dans la vie ordinaire.

Le 28 septembre, à la mairie de Paris Centre, le violoncelliste Soni Siecinski jouera ainsi sur un instrument inhabituel. Né avec une malformation de la main gauche, il tient son archet de ce côté. Pour lui permettre de jouer dans de meilleures conditions, cinq luthiers ont fabriqué en 2019 un violoncelle entièrement inversé : cordes, manche, chevalet et éléments internes ont été repensés. L’adaptation ne porte pas sur le niveau demandé au musicien, mais sur l’instrument lui-même.

Quelques mètres plus loin, sur les grilles de la mairie de Paris Centre, l’exposition « Ce corps qui échappe » d’Hélène Mastrandréas travaille sur un autre obstacle. Ses contenus consacrés au handicap invisible sont accompagnés de textes en FALC, le « facile à lire et à comprendre », et d’audiodescriptions. Installée dans la rue, l’exposition reste visible jour et nuit jusqu’à la fin de la Quinzaine.

Les 25 et 26 septembre, l’accessibilité passera aussi par le sport, place de la Bastille. Des initiations à la boccia, au basket fauteuil, au hockey luge, au judo, au tir à l’arc ou encore à la danse seront notamment assurées par des clubs du réseau parisien des structures « para-accueillantes ».

Ce réseau dépasse l’événement. La Maison départementale des personnes handicapées recense 44 associations sportives accompagnées pour accueillir des pratiquants handicapés, sur des créneaux spécifiques ou dans des activités partagées. Paris Sud Judo, créé en 2022 et membre du réseau, en fait partie.

Les fiches du programme montrent aussi que l’accessibilité n’est jamais un bloc unique. Une séance au Studio des Ursulines prévoit par exemple du sous-titrage adapté et une traduction en langue des signes française, tout en étant annoncée comme inaccessible aux personnes à mobilité réduite et aux personnes déficientes visuelles. Selon le lieu et la pratique, les obstacles ne sont donc pas les mêmes.

Pendant deux semaines, la Quinzaine met ainsi en lumière des savoir-faire qui dépassent l’événement : écrire autrement un cartel, transformer un instrument, former un club, modifier une séance. Le 3 octobre, au complexe Michelet-Curial-Cambrai, Paris Sud Judo organisera une séance mixte de cécijudo avec une enseignante déficiente visuelle.

Sources consultées
  1. Ville de ParisQuinzaine de l'Accessibilité et de l'Inclusion : le programme 2026
  2. Talents & Violon'cellesCommuniqué de presse consacré à Soni Siecinski
  3. MDPH ParisActivités sportives
  4. Ville de ParisQuinzaine de l'accessibilité et de l'inclusion : exposition « Ce corps qui échappe » de Hélène Mastrandréas
  5. Ville de ParisLa quinzaine du handicap et de l’inclusion