
La deuxième saison des baignades parisiennes s’est achevée le 29 août avec 216 000 fréquentations comptabilisées par la Ville. Dans la Seine seule, les trois sites de Bercy, du bras Marie et de Grenelle en ont accueilli 120 000, soit 20 % de plus qu’en 2025.
Bercy et le bras Marie atteignent chacun 42 000 fréquentations, Grenelle 36 000. Les canaux en ajoutent 63 000, dont 51 000 au bassin de la Villette, et quatre centres sportifs municipaux 33 000. Le total de 216 000 correspond à des fréquentations, pas nécessairement à des visiteurs distincts. Il comprend aussi 9 000 entrées au canal Saint-Martin lors de son ouverture exceptionnelle avant le début de la saison principale, pendant les fortes chaleurs de fin juin.
Deux étés après les Jeux, ces baignades ont dépassé le stade de la curiosité. Lors de l’ouverture de la saison le 4 juillet, la question était encore de savoir où et quand se baigner. Le bilan montre désormais que les sites ont trouvé un public important.
Ce service reste pourtant très différent d’une piscine municipale. Son ouverture dépend de la qualité bactériologique de l’eau, de la pluie, du débit et des conditions de sécurité. Un tiers des jours d’ouverture de la saison 2026 ont coïncidé avec un épisode de canicule, selon la Ville.
Le dispositif repose surtout sur des travaux qui dépassent largement les pontons visibles depuis les quais. Depuis 2016, près de 1,2 milliard d’euros ont été engagés dans le Plan Baignade pour améliorer les réseaux d’assainissement franciliens, réduire les rejets polluants et corriger les mauvais branchements. Ces investissements servent la qualité de la Seine et de la Marne dans leur ensemble, pas seulement les nageurs parisiens.
Il faut aussi partager le fleuve. Les canaux appartiennent à la Ville, mais les trois sites de Seine occupent le domaine public fluvial de l’État, entre des quais gérés par Haropa Port et un chenal sous responsabilité de Voies navigables de France. La convention conclue avec Haropa pour 2026 à 2028 évalue à 320 000 euros hors taxes par an le coût de cette occupation. Le déplacement du site du bras Marie pour mieux concilier baignade et autres usages du fleuve montre la limite très matérielle de l’exercice : Paris n’a pas transformé la Seine en piscine, elle a ajouté la baignade parmi les usages d’un fleuve déjà très occupé.
Les 216 000 fréquentations montrent désormais que cet usage a trouvé son public. Elles ne rendent pas le service moins dépendant de son milieu. Le 29 août, après huit semaines de baignade, les intempéries ont empêché l’ouverture des sites et mis fin à la saison.
Sources consultées
- Ville de ParisBaignades à Paris : 2026, l’année de tous les records
- Préfecture de la région Île-de-FranceLe Plan Baignade poursuit sa dynamique : bilan 2025 et préparation de l’été 2026
- Préfecture de la région Île-de-FranceBaignade en Île-de-France, comité de pilotage du 13 janvier 2026
- Conseil de Paris2026 DJS 79 - Convention d’occupation du domaine public avec Haropa Port pour les trois sites de baignade