
Ce vendredi 28 août, la pelouse de la Butte-du-Chapeau-Rouge reprend son rôle de salle de cinéma. Éolîne ouvre la soirée en concert à 19 h 30, puis les courts métrages prennent l’écran à 21 h. Le même rythme se répétera jusqu’au 5 septembre : neuf jours de festival gratuit, avec le court métrage au centre de chaque soirée.
La sélection internationale donne la mesure du travail réalisé en amont. Trente-neuf films ont été retenus pour sept soirées, de l’animation au documentaire et à la fiction, avec des productions françaises mais aussi suédoises, japonaises, mongoles, brésiliennes ou iraniennes. Le premier programme réunit à lui seul six films. Silhouette fait ainsi sortir un format souvent dispersé entre festivals spécialisés, écoles et séances thématiques pour lui donner, quelques soirs par an, une grande projection publique en plein air.
L’apparente simplicité du dispositif cache une organisation très collective. Pour l’édition 2026, treize personnes composent le comité de programmation générale, auxquelles s’ajoutent des équipes pour le documentaire, les films d’école, les concerts ou les programmes hybrides. Louison Toulotte coordonne la technique et la logistique du festival. L’équipe permanente est épaulée par une trentaine de bénévoles engagés tout au long de l’année, puis par environ une centaine pendant le festival.
Cette organisation ne s’est pas constituée pour un anniversaire. Silhouette est née en 2002 d’un groupe d’étudiants qui voulait rendre le court métrage accessible à un public plus large. L’association poursuit aussi ce travail hors festival avec des projections et des actions d’éducation à l’image. La 25e édition permet surtout de mesurer ce qui a tenu : la gratuité, le plein air et une programmation largement fabriquée par des passionnés et professionnels qui donnent du temps au projet.
Le festival ne se limite d’ailleurs plus aux séances du soir dans le 19e. Au Carré de Baudouin, dans le 20e, deux programmes réunissent cette année onze documentaires, tandis qu’une sélection de films d’école revient pour la troisième fois. Ces rendez-vous prolongent le travail de sélection dans des formats plus resserrés, tandis que le parc conserve la grande scène populaire du festival.
Vendredi soir, tout ce travail retrouvera sa forme la plus simple. À la Butte-du-Chapeau-Rouge, un concert commencera à 19 h 30. À 21 h, la projection de six courts métrages débutera. Après vingt-cinq éditions, Silhouette tient toujours dans ce geste : donner pour quelques heures un grand écran parisien à des films faits pour durer beaucoup moins longtemps.