
L’occupation des hôtels parisiens a légèrement progressé en juillet par rapport à 2025, mais pas partout. Paris je t’aime fixe le taux d’occupation à 85,1 %, en hausse de 1,4 % sur un an. Dans les 13e, 14e et 15e arrondissements, l’occupation progresse de 3,2 % en moyenne. À l’inverse, le secteur que l’Office de tourisme désigne comme « l’ouest parisien » recule de 2,6 %.
Dans les 13e, 14e et 15e, Paris je t’aime cite notamment l’Esports World Cup. Installée à Paris Expo Porte de Versailles depuis le 6 juillet, la compétition s’étend sur sept semaines, jusqu’au 23 août.
L’événement ne suffit pas à expliquer à lui seul les résultats de trois arrondissements. Le baromètre ne mesure pas sa contribution précise. Il montre en revanche combien la localisation des grands rendez-vous compte dans l’économie touristique parisienne. Porte de Versailles n’est pas seulement un parc des expositions : lorsqu’un événement y occupe plusieurs semaines, la demande d’hébergement peut se renforcer dans les quartiers voisins sans produire le même effet à l’autre bout de Paris.
À l’échelle du Grand Paris, le mouvement est beaucoup plus modeste : l’indicateur MKG d’occupation hôtelière progresse de 1,2 % sur un an, tandis que les nuitées touristiques augmentent de 1,8 %. Les chiffres distinguent ainsi une évolution métropolitaine limitée et des écarts nettement plus marqués à l’intérieur de Paris.
Fin juillet, nous avions observé comment la chaleur pouvait modifier les horaires et les pratiques touristiques. Les données désormais disponibles pour juillet ajoutent une autre dimension : le lieu où se concentrent les visiteurs compte presque autant que leur nombre.
La rentrée devrait continuer à produire ces écarts. Malgré un calendrier chargé en septembre, l’occupation hôtelière prévisionnelle reste actuellement 0,4 % sous son niveau de 2025. Certains rendez-vous créent pourtant des pointes beaucoup plus fortes certains jours : Paris je t’aime prévoit ainsi un gain de 8,7 points le 29 septembre, pendant Batimat. Le salon se tiendra justement à Porte de Versailles, là où le baromètre de juillet a déjà relevé l’une des progressions hôtelières les plus nettes de la capitale.