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Paris : l’autorisation des caméras aériennes s’étend au parc de Choisy

Depuis le 8 août, jusqu’à neuf caméras aéroportées sont autorisées à Paris et à La Défense. Le parc de Choisy rejoint le dispositif jusqu’au 8 octobre.

Le parc de Choisy vient d’entrer dans le périmètre parisien où des caméras installées sur des aéronefs télé-pilotés peuvent être utilisées pour prévenir des actes de terrorisme. Depuis le 8 août, une nouvelle autorisation permet à l’État-major de la zone de défense et de sécurité de Paris d’utiliser jusqu’à neuf caméras simultanément, contre huit dans l’arrêté précédent. Elle court jusqu’au 8 octobre.

Le dispositif couvre désormais huit secteurs de Paris : Sacré-Cœur, Bercy, le parc de Choisy, Trocadéro, le Champ-de-Mars, Louvre-Tuileries, La Villette et les quais de Notre-Dame. La Défense, dans les Hauts-de-Seine, complète la liste. Le parc du 13e est bien le seul nouveau secteur par rapport au texte du 17 juin, qui mentionnait les huit autres lieux mais pas Choisy.

Neuf est un maximum simultané, pas le nombre de vols programmés chaque jour. L’arrêté borne précisément leur emploi. À Sacré-Cœur, Bercy, La Défense et au parc de Choisy, le maximum est d’une heure de vol par jour. À Choisy, cette heure doit être prise entre midi et 18 heures. Trocadéro, Champ-de-Mars, Louvre-Tuileries, La Villette et Notre-Dame peuvent faire l’objet de deux heures quotidiennes jusqu’au 21 septembre, puis d’une heure jusqu’au 8 octobre. Des durées plus longues ne sont prévues qu’en cas de circonstances graves, comme une attaque, une détonation, de la fumée ou un mouvement de foule.

Les caméras sont ici destinées aux forces armées, déployées dans le cadre d’une réquisition couvrant la période du 1er juin au 30 novembre. La préfecture justifie leur emploi par la possibilité d’obtenir une vue large des lieux fréquentés tout en limitant le nombre de personnels engagés au sol. Elle affirme qu’aucun dispositif moins intrusif ne permet d’atteindre les mêmes fins.

Le droit impose en retour un fonctionnement temporaire et contrôlé. Le Code de la sécurité intérieure autorise explicitement les militaires déployés sur réquisition à employer des caméras aéroportées pour prévenir des actes de terrorisme. Une autorisation préfectorale ne peut dépasser trois mois, même si elle peut être renouvelée, et l’usage ne peut être permanent. Le son et la reconnaissance faciale automatisée sont également interdits.

À Paris, ce mécanisme fonctionne déjà par textes successifs. L’arrêté du 17 juin, valable jusqu’au 15 août, avait remplacé une première autorisation du 29 mai couvrant le début de l’été. Le nouvel arrêté l’abroge à son tour avant son échéance, relève le plafond de huit à neuf caméras et prolonge la possibilité de recours au dispositif presque deux mois supplémentaires.

Les documents publics ne disent pas combien de vols ont réellement été effectués sous ces autorisations. Ils permettent en revanche de voir précisément où l’État s’accorde cette possibilité. Depuis samedi, le parc de Choisy en fait partie, pour au maximum une heure par jour entre midi et 18 heures.

Sources consultées
  1. Préfecture de policeArrêté n°2026-00962 du 6 août 2026 autorisant la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs à Paris et dans les Hauts-de-Seine du 8 août au 8 octobre 2026
  2. Préfecture de policeArrêté n°2026-00746 du 17 juin 2026 autorisant la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs à Paris et dans les Hauts-de-Seine
  3. LégifranceCode de la sécurité intérieure, chapitre II « Caméras installées sur des aéronefs »