
Le mardi matin, au 18, rue Bisson, des ordinateurs sont mis à disposition pour les démarches administratives en ligne. L’après-midi, les habitants peuvent y travailler leur CV ou chercher une formation. Dans les mêmes locaux, d’autres viennent enregistrer de la musique ou participer à un atelier de pratique scénique.
Depuis 2010, Belleville Citoyenne réunit des activités souvent séparées : accès aux droits, inclusion numérique, insertion professionnelle et pratiques artistiques. L’association cherche désormais 25 000 euros pour conserver ses services gratuits dans le 20e arrondissement.
Elle est placée en redressement judiciaire depuis le 29 avril 2026. Une recherche de candidats à la reprise a été ouverte le 24 juin, avec une date limite fixée au 24 juillet. Au 28 juillet, l’issue de cette procédure n’avait pas été rendue publique. Les dons doivent maintenir les activités pendant les prochains mois, sans régler l’avenir judiciaire de l’association.
Belleville Citoyenne prévoit notamment de conserver six heures hebdomadaires d’accompagnement gratuit. Emploi, logement, santé, retraite, prestations sociales ou démarches numériques : les habitants peuvent utiliser un ordinateur et être accompagnés par un salarié.
La somme doit aussi financer l’ouverture du studio d’enregistrement avec un ingénieur du son et un atelier hebdomadaire consacré à l’improvisation, à la voix et à la pratique scénique. Les lecteurs peuvent participer à la collecte destinée aux activités de Belleville Citoyenne.
Malgré la procédure, les formations continuent. Du 27 au 31 juillet, le local de la rue des Rigoles accueille un parcours mêlant podcast, créativité numérique, préparation de CV et découverte des métiers culturels. Des sessions de graphisme, puis de régie son et lumière, restent annoncées pour l’automne.
Rue Bisson, l’aide aux démarches, la pratique artistique et la formation professionnelle ne sont pas renvoyées vers trois adresses différentes. Elles partagent le même lieu.
L’issue de la procédure déterminera la suite. Dans l’immédiat, les 25 000 euros demandés doivent préserver, rue Bisson, un ordinateur disponible, une aide individuelle et, quelques mètres plus loin, un studio ouvert.