Samedi, Paris aura deux visages pour la finale PSG-Arsenal : la tour Eiffel en rouge et bleu, le Parc des Princes rempli, et les Champs-Élysées fermés avant même le coup d’envoi.
La Ville veut afficher le soutien au PSG. Les messages envoyés par les Parisiens doivent apparaître sur 150 panneaux lumineux. La tour Eiffel sera illuminée vendredi soir, puis scintillera samedi à 17 h 45. Au Parc des Princes, une retransmission de la finale est prévue devant 48 000 personnes, avec 500 enfants de clubs parisiens et des riverains invités.
Mais le lieu où les foules se dirigent souvent après les grandes victoires sera, lui, mis sous contrôle. Autour des Champs-Élysées et de l’Étoile, le stationnement sera interdit dès 15 h samedi et jusqu’à 5 h dimanche. La circulation sera coupée à partir de 17 h dans un périmètre touchant les 8e, 16e et 17e arrondissements, notamment vers la Porte Maillot et la Porte Dauphine.
À partir de 17 h, plusieurs stations du secteur doivent aussi fermer : Charles-de-Gaulle-Étoile, George V, Franklin-D.-Roosevelt, Champs-Élysées-Clemenceau et Concorde. Sur l’avenue des Champs-Élysées, les bars, restaurants et commerces accueillant du public, hors hôtels, devront fermer jusqu’à 7 h dimanche. Les terrasses devront retirer leur mobilier.
Paris encourage la fête, mais veut éviter qu’elle se transforme en ruée vers son avenue la plus symbolique. Pour les supporters, cela pousse vers les lieux prévus. Pour les riverains, les commerçants et ceux qui traversent l’ouest parisien samedi soir, ce sera surtout une histoire de rues barrées, de stations fermées et d’horaires à anticiper.
Après le match, une autre partie de la soirée commencera pour les agents municipaux. La Ville annonce un nettoiement renforcé tout le week-end, avec des équipes prêtes à intervenir rapidement et une équipe dédiée aux abords du Parc des Princes pendant la retransmission, puis après le départ des supporters.
Si tout fonctionne, dimanche matin, Paris aura encore les yeux un peu rouges et bleus. Mais les Champs devront avoir retrouvé leurs pavés, leurs trottoirs et leur circulation. La fête, à Paris, finit toujours par croiser un camion-benne.