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À Paris, une collecte d’été pour aider ceux qui vivent dehors

Du 26 mai au 18 juin 2026, Paris collecte crèmes solaires, casquettes, lunettes, brumisateurs et produits d’hygiène pour les personnes sans abri.

Illustration - Dons d'été pour sans-abri

Une casquette propre, un flacon de crème solaire encore fermé, des lunettes de soleil en bon état. Pour aider une personne qui vit dehors en été, la liste parisienne commence par des objets modestes, faciles à oublier quand on a un toit, une salle de bain et un robinet à portée de main.

Du mardi 26 mai au jeudi 18 juin 2026, la Fabrique de la Solidarité organise une collecte de produits et accessoires d’été pour les personnes sans abri. La Ville demande des crèmes solaires haute protection non entamées, des brumisateurs non entamés, des produits d’hygiène en petit format non entamés, ainsi que des casquettes, bobs et lunettes de soleil neufs ou en très bon état. Les dons serviront à composer des kits fraîcheur, distribués par les acteurs sociaux aux personnes les plus vulnérables.

Deux lieux de dépôt sont annoncés. Le premier est la Fabrique de la Solidarité, au 8 rue de la Banque, dans le 2e arrondissement, ouverte pour cette collecte du mardi au vendredi, de 9 h à 17 h. Le second est le centre commercial Italie Deux, 30 avenue d’Italie, dans le 13e arrondissement, les mercredis 3, 10 et 17 juin, de 14 h à 18 h.

Un don utile, ici, n’est pas un grand sac de placard vidé à la hâte. C’est un objet propre, fermé, transportable, facile à trier et à remettre rapidement. L’été change les besoins de la rue: il faut boire, se protéger du soleil, garder un peu d’hygiène, tenir dans l’espace public quand la chaleur rend tout plus fatigant. Une écharpe attendra novembre. Un tube de crème solaire fermé, lui, peut servir tout de suite.

Le geste reste modeste, mais il tombe dans une ville où des milliers de personnes passent aussi l’été dehors. Lors de la Nuit de la Solidarité du 22 janvier 2026, 3 857 personnes sans solution d’hébergement ont été décomptées à Paris, en hausse de 10 % par rapport à 2025. Le comptage reste un minimum, mais il donne l’échelle.

Paris active aussi, lors des fortes chaleurs, des lieux de fraîcheur, des fontaines, des bains-douches, des accueils de jour et des maraudes. La collecte se place à cette échelle très concrète: moins de grands mots, plus de petits objets qui arrivent au bon moment. Le bon réflexe solidaire peut tenir dans un sac de courses.