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Dans le 13e, Eau de Paris a mis en service deux nouvelles fontaines, une pétillante au 18 rue Fernand-Braudel et une d’eau plate au 19 boulevard Vincent-Auriol. La première remplace celle de la rue Neuve-Tolbiac. Ce n’est pas qu’une petite nouveauté de quartier. C’est un signe plus large : la capitale continue d’étoffer un réseau de 1 300 fontaines et points d’eau, désormais repérables sur une carte dédiée.
Ce réseau compte davantage qu’il n’en a l’air. En France, les vagues de chaleur sont devenues annuelles depuis l’an 2000 alors qu’elles survenaient en moyenne un été sur cinq avant 1989. Paris répond avec une logique très concrète : près de 1 400 lieux de fraîcheur, dont 1 300 points d’eau et fontaines, parmi lesquels 175 fontaines brumisantes. L’eau gratuite n’est plus seulement un service de confort. C’est un morceau de l’adaptation de la ville à la chaleur.
L’intérêt est aussi très simple pour les habitants. L’eau de Paris coûte 0,0042 euro le litre, soit 4,23 euros le mètre cube hors abonnement au 1er janvier 2026. C’est la même eau que celle du robinet, contrôlée en permanence. Elle peut aussi être remplie gratuitement dans plus de 1 000 commerces partenaires. Face à l’eau en bouteille, l’écart est rude. L’outil public Impact CO2 donne 0,32 kilo de CO2e pour un litre d’eau en bouteille, contre 0,13 gramme pour un litre d’eau du robinet. Boire en ville sans payer, c’est donc à la fois une question de budget, d’usage et de déchets.
Il ne faut pas vendre ça comme une baguette magique. Une fontaine ne sert que si elle est sur le trajet, visible, ouverte et en état de marche. Une partie du réseau ferme encore l’hiver pour éviter le gel, même si Eau de Paris maintient de plus en plus de points d’eau accessibles pour les publics les plus fragiles. Dans une ville plus chaude, l’enjeu n’est pas de savoir si l’eau existe. L’enjeu est de pouvoir la trouver facilement, gratuitement et sans devoir passer à la caisse.