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Dans trois hôpitaux du Nord, les pompiers veulent quitter les urgences plus vite

À Seclin, Valenciennes et Dunkerque, une nouvelle procédure doit réduire l'attente des pompiers aux urgences pour libérer plus rapidement leurs ambulances.

Illustration d'une ambulance devant les urgences

À Seclin, Valenciennes et Dunkerque, le SDIS du Nord a annoncé pour le 1er novembre une nouvelle procédure permettant à certains équipages de pompiers de repartir des urgences sans attendre l’accueil infirmier habituel.

Une ambulance peut être arrivée à l’hôpital, avoir achevé son transport et rester pourtant indisponible pour une nouvelle intervention. Tant que son équipage attend de pouvoir confier le patient au service hospitalier, le véhicule ne peut pas repartir.

La procédure vise à raccourcir cette attente. Pour certaines victimes, les pompiers pourront quitter les lieux après validation de l’officier de santé du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) et transmission de leur bilan. Le SDIS ne précise toutefois pas publiquement quels patients sont éligibles ni comment leur surveillance est assurée après le départ de l’équipage.

Aux urgences, l’attente des ambulances est un problème national

Cette immobilisation a fait l’objet d’un guide commun des ministères de l’Intérieur et de la Santé, publié en décembre 2025.

Le document distingue plusieurs moments : l’arrivée du véhicule aux urgences, le transfert de prise en charge du patient, la récupération du matériel et le départ effectif de l’ambulance. Chaque étape peut prolonger son immobilisation.

L’afflux de patients, un accueil saturé ou des locaux inadaptés peuvent allonger cette attente. Le guide recommande aux acteurs locaux de fixer un objectif de temps d’attente maximal n’excédant pas 30 minutes. Ce seuil constitue une recommandation nationale, pas une mesure des délais observés dans les trois hôpitaux du Nord.

Parmi les solutions proposées figurent la transmission numérique des bilans et des circuits d’accueil dédiés. La procédure expérimentée dans le Nord poursuit le même objectif : permettre aux secours de repartir sans attendre systématiquement l’accueil infirmier habituel.

Le guide rappelle également que la priorité des soins doit dépendre de la gravité des patients, et non de leur moyen de transport. Libérer plus tôt les pompiers ne doit pas modifier cet ordre.

Aucun gain de temps mesuré n’a encore été communiqué pour les trois établissements. À Seclin, Valenciennes et Dunkerque, c’est le délai entre l’arrivée aux urgences et le retour en disponibilité des ambulances, avec une prise en charge hospitalière assurée, qui permettra de juger les résultats de l’expérimentation.

Sources consultées
  1. SDIS 59Une nouvelle procédure d'admission aux urgences
  2. Ministères de l'Intérieur et de la SantéGuide sur les conditions d'accueil des sapeurs-pompiers et des ambulanciers privés aux urgences, décembre 2025