
À Lille, la bière fait voyager loin. Du 2 au 8 novembre, le festival Bière à Lille réunit des producteurs du Nord et du monde entier, avec quatre brasseries ukrainiennes. Après une semaine de rencontres dans les bars de la métropole, plus de 70 brasseries se retrouveront les 7 et 8 novembre à la Gare Saint-Sauveur.
Pour sa neuvième édition, le festival organisé par l’association Bières et Territoires rassemble aussi bien Cambier, installée à Croix, et Brewbaix, à Roubaix, que des producteurs venus de Belgique, d’Estonie, de Corée du Sud ou du Canada.
La métropole lilloise compte environ 35 lieux de production artisanale, selon la MEL. Mais la bière se découvre aussi au comptoir, quand ceux qui la fabriquent viennent parler de leurs recettes.
Des comptoirs lillois ouverts sur le monde
Pendant la semaine, certains établissements confient temporairement leurs tireuses à des brasseurs invités. Ces soirées, appelées Tap Take Over, permettent de rencontrer ceux qui fabriquent les bières plutôt que de simplement choisir une référence sur une carte.
Vendredi 6 novembre, La Capsule accueillera ainsi Põhjala, venue d’Estonie, et Ārpus, de Lettonie. Au Bar du Singe Savant, Seoul Brewery accompagnera une soirée de cuisine végane d’inspiration coréenne. Chez Sikaru, une bière brassée en collaboration par Sparkle, du Morbihan, et Cambier, de Croix, sera mise en perce.
D’autres rendez-vous privilégient la découverte des méthodes de brassage, comme les visites et dégustations proposées Aux Enfants Terribles, à Marquette-lez-Lille.
Quatre brasseries ukrainiennes, quatre parcours
Le Grand Final mettra cette année l’Ukraine à l’honneur. Quatre brasseries sont invitées : IIIO Brewery, 2085 Brewery, Muza Brewing Co et Ten Men Brewery.
À Kyiv, 2085 travaille aussi bien les styles classiques que les créations expérimentales. Ses brasseurs accordent une attention particulière à la composition minérale de l’eau, qu’ils ajustent pour reproduire les caractéristiques de certaines traditions brassicoles belges ou irlandaises.
Muza Brewing Co, basée à Lviv, préfère les bières acidulées aux fruits et les gose à la tomate. Fondée en 2021 par Serhiy Ivakh, ancien barman passionné de bière artisanale, elle a continué à développer ses recettes après l’engagement de son fondateur dans l’armée ukrainienne en 2025, selon son distributeur.
Originaire de Vovtchansk, dans la région de Kharkiv, Ten Men Brewery a perdu l’accès à ses installations après l’invasion russe de 2022. Elle fait aujourd’hui brasser ses recettes dans celles d’autres producteurs.
IIIO, fondée à Mykolaïv, revendique quant à elle des bières expressives, souvent fruitées, et a poursuivi son activité malgré les difficultés d’approvisionnement en eau provoquées par la guerre.
À Saint-Sauveur, ces producteurs pourront présenter leur travail directement au public. Les organisateurs tiennent d’ailleurs à ce que les stands soient animés par les équipes des brasseries elles-mêmes, plutôt que par des distributeurs.
Deux jours pour découvrir, avec ou sans dégustation
Le Grand Final se tiendra dans la Halle B de la Gare Saint-Sauveur, au 17 boulevard Jean-Baptiste-Lebas. Aux rencontres brassicoles s’ajouteront des démonstrations culinaires avec les chefs de Lille Tables & Toques, un brunch dominical, de la musique et des activités pour les enfants.
L’accès à l’enceinte est gratuit pour les moins de 18 ans et pour les personnes qui ne dégustent pas.
Pour les dégustateurs, les billets en prévente sont disponibles sur HelloAsso : 8 € le samedi, 7 € le dimanche et 14 € pour les deux jours. Le verre du festival est compris, mais chaque consommation se règle séparément auprès des brasseries.
Le samedi 7 novembre, l’ouverture est prévue de 13 h à 21 h. Le dimanche 8, la billetterie officielle indique 11 h à 19 h.
Dans la Halle B, quelques pas suffiront pour passer des producteurs de Croix ou de Roubaix aux créations de Kyiv et de Mykolaïv, avec leurs brasseurs pour raconter ce qu’il y a dans le verre.