
Du 1er octobre au 31 décembre 2026, les bus, les deux lignes de tramway et les transports à la demande du réseau Transvilles seront gratuits sur les territoires de Valenciennes Métropole et de La Porte du Hainaut. Les deux agglomérations présentent la mesure comme un soutien face à la hausse du prix des carburants, mais aussi comme une expérimentation dont les effets seront évalués.
Le test dépasse largement Valenciennes. Transvilles dessert 82 communes et près de 350 000 habitants, dans un bassin qui mêle centre urbain, anciennes villes industrielles et communes moins denses. La gratuité s’appliquera ainsi à des déplacements très différents, du tramway aux services de transport à la demande.
Le SIMOUV, qui organise la mobilité pour les deux intercommunalités, a inscrit dans son Plan de mobilité 2025-2035 la réduction du trafic automobile et le développement des alternatives à la voiture. Pendant trois mois, le prix du voyage disparaîtra donc de l’équation pour tous les usagers du réseau concerné.
Le Valenciennois ne part pas de zéro. Certains publics bénéficient déjà de la gratuité, notamment les moins de 25 ans résidant dans l’une des 82 communes avec le Pass&Go, moyennant des frais de dossier annuels. Plusieurs navettes locales sont également gratuites. À partir d’octobre, la gratuité sera étendue à l’ensemble des voyageurs sur les modes concernés.
L’inclusion du transport à la demande est particulièrement intéressante dans un territoire aussi étendu. FlexTAD avait enregistré 38 569 voyages en 2024, soit 122 % de plus qu’en 2023 selon le SIMOUV. L’expérimentation ne portera donc pas seulement sur les axes les plus fréquentés de Valenciennes, mais aussi sur des déplacements pour lesquels bus classiques et tramway répondent moins facilement aux besoins.
Le coût précis de ces trois mois de gratuité n’est pas encore public. Dans le bilan, il faudra le rapprocher de l’évolution de la fréquentation et, si les données le permettent, des changements d’usage observés.
À partir du 1er octobre, le Valenciennois aura donc trois mois pour observer comment les usages évoluent sur l’ensemble du réseau, du tramway au transport à la demande.