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Tramway Roubaix-Tourcoing : la DUP ouvre la voie aux acquisitions

La DUP permet au futur tramway Roubaix-Tourcoing d’avancer sur les terrains nécessaires à son tracé. L’autorisation environnementale reste à obtenir.

Illustration - futur tramway Roubaix-Tourcoing

Le futur tramway de Roubaix-Tourcoing vient de franchir l’étape qui lui permet d’avancer sur les terrains nécessaires à son tracé. Par un arrêté signé le 21 juillet et annoncé par la Métropole européenne de Lille le 2 septembre, le préfet du Nord a déclaré le projet d’utilité publique. La MEL dispose désormais du cadre juridique nécessaire pour acquérir les terrains indispensables, y compris, à terme, par expropriation lorsque la voie amiable n’aboutit pas.

Cela ne signifie pas que des parcelles peuvent être saisies du jour au lendemain. Sur les secteurs concernés, les enquêtes parcellaires doivent identifier précisément les terrains et leurs propriétaires, puis le préfet peut prendre un arrêté de cessibilité. À défaut d’accord amiable, le transfert passe ensuite par une ordonnance du juge. La MEL indique toutefois que la grande majorité du tramway doit s’insérer dans l’espace public existant sans acquisition.

Le projet doit traverser Neuville-en-Ferrain, Tourcoing, Roubaix, Wattrelos et Hem. La MEL prévoit 20,5 kilomètres d’infrastructures et 38 stations, pour desservir directement environ 110 000 habitants et atteindre 60 000 voyages quotidiens à la mise en service. Le programme combine une nouvelle ligne nord-sud de Neuville-en-Ferrain à Hem, le prolongement du tramway T jusqu’à la gare de Tourcoing et celui de la ligne R d’Eurotéléport vers Wattrelos.

Le coût de référence reste fixé à 720 millions d’euros hors taxes, aux conditions économiques de juin 2023. Cette somme comprend notamment 110 millions pour le matériel roulant, mais pas les déviations de réseaux ni certaines opérations urbaines connexes. Elle donne surtout une idée de ce qui doit être transformé autour des rails. Avant de poser la plateforme, il faut déplacer les réseaux souterrains qui ne peuvent rester dessous. Viennent ensuite les voiries, les pistes cyclables, les cheminements piétons, les stations, l’alimentation électrique et les espaces publics.

Le tramway va aussi réorganiser les correspondances avec le métro, le Mongy, la gare de Tourcoing et les bus. Des pôles d’échanges et des parkings relais sont prévus. L’enquête publique avait précisément montré que l’opération ne pouvait pas être séparée du partage de la rue : ses réserves portaient notamment sur le report de la voiture, les pôles d’échanges, le bilan carbone et la capacité automobile sur certains axes de Tourcoing. La Clé Publique avait détaillé ces arbitrages en juin.

Une autorisation importante reste toutefois à obtenir. Le préfet doit encore délivrer l’autorisation environnementale avant que les travaux puissent commencer au regard des impacts du projet. Les études détaillées continuent en parallèle. La MEL vise toujours 2028 pour le début des travaux d’infrastructure, puis 2033 pour la liaison Neuville-en-Ferrain–Hem et 2035 pour la branche entre Roubaix et Wattrelos. D’ici là, les prochains jalons seront les procédures parcellaires et l’autorisation environnementale.

Sources consultées
  1. Préfecture du NordEnquête publique - Projet de tramway Roubaix-Tourcoing
  2. Métropole européenne de LilleLe tramway du pôle métropolitain Roubaix-Tourcoing
  3. Métropole européenne de LilleFAQ Tramway du pôle métropolitain Roubaix-Tourcoing
  4. Métropole européenne de LilleRapport final 2025 de la concertation continue Tramway Roubaix-Tourcoing