
Depuis cette rentrée, les étudiants de l’Université de Lille peuvent justifier eux-mêmes certaines absences sans aller chercher un certificat médical. Le nouvel Arrêt personnel pour raison impérieuse, ou APRI, leur accorde jusqu’à 14 jours d’absence autojustifiée par an.
Deux jours au maximum peuvent être pris dans un même mois, et jamais plus de deux jours consécutifs. La déclaration doit être faite dans les 48 heures. Le service numérique APRI permet ensuite de recevoir les attestations correspondantes et figure dans la rubrique « Ma scolarité, mes études » du catalogue des services numériques de l’Université.
Le dispositif est né des demandes de congé menstruel, mais l’université a choisi de l’élargir à tous ses étudiants. Les règles douloureuses restent l’un des motifs visés, aux côtés notamment des migraines chroniques, d’un deuil, de violences ou d’une urgence personnelle. L’université précise aussi que ces absences n’ont pas d’incidence sur les bourses du Crous.
Pour une université qui rassemble près de 80 000 étudiants, la mesure change une petite mécanique quotidienne : lorsqu’une absence courte relève de ces situations, la justification ne passe plus nécessairement par une consultation médicale. Le dispositif doit aussi orienter les étudiants qui en ont besoin vers les aides médicales, sociales, matérielles ou juridiques disponibles.
Un point important n’est pas encore détaillé dans les informations publiées : son fonctionnement lors des examens, des stages ou des enseignements soumis à des règles particulières d’assiduité.
Pour les absences ordinaires concernées par le dispositif, la règle est simple à Lille : pas plus de deux jours dans le mois ni de deux jours consécutifs, et une déclaration dans les 48 heures.