
Dix-huit communes du Nord ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour les dégâts liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols en 2025. Les sinistrés doivent déclarer leurs dommages à leur assureur dès que possible et au plus tard dans les trente jours suivant la publication de l’arrêté au Journal officiel, le 17 juillet.
Les communes concernées se répartissent entre la Flandre intérieure, la métropole lilloise et le Douaisis. Il s’agit de Bailleul, Baisieux, La Chapelle-d’Armentières, Chéreng, Cobrieux, Croix, Le Doulieu, Ebblinghem, Genech, Louvil, Le Maisnil, Méteren, Mons-en-Barœul, Rieulay, Sin-le-Noble, Templemars, Wemaers-Cappel et Zuytpeene.
La reconnaissance couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2025. Elle ne concerne donc ni les restrictions d’eau ni les effets de la sécheresse de l’été 2026.
Lorsqu’un sol argileux sèche, il se rétracte, puis gonfle avec le retour de l’humidité. Ces mouvements lents peuvent ouvrir des fissures, déformer les portes et fenêtres ou désolidariser une terrasse ou un garage du reste de la maison.
Il faut prévenir son assureur dès que possible. La déclaration doit préciser le numéro du contrat, la nature et la date des dommages, avec des photographies et les justificatifs disponibles. Un envoi recommandé, de préférence avec accusé de réception, est conseillé. Il faut également conserver les factures des éventuelles réparations et une preuve de l’envoi.
L’indemnisation dépend ensuite du contrat d’assurance et du lien établi entre les dégâts et le phénomène reconnu pour 2025. Les demandes d’Haspres et de Tilloy-lez-Cambrai pour cette même année ont, à l’inverse, été rejetées.
Dans les 18 communes reconnues, une fissure susceptible d’être liée à la sécheresse de 2025 mérite donc trois gestes : la photographier, la dater autant que possible et la signaler rapidement à l’assureur.