
Roubaix lance les travaux qui doivent empêcher le monastère des Clarisses de continuer à se dégrader. Sept lots sont mis en concurrence, de la maçonnerie aux vitraux, en passant par la charpente, la couverture et les réseaux. Les entreprises peuvent répondre jusqu’au 22 septembre 2026. L’autorisation de programme municipale consacrée à l’opération atteint 9,54 millions d’euros, dont 800 000 euros inscrits au budget 2026. Le montant estimatif des sept lots actuellement mis en concurrence n’est pas publié.
L’appel d’offres porte sur une première campagne de sauvegarde patrimoniale. Elle doit interrompre les dégradations majeures qui touchent le couvent, en travaillant surtout sur son clos-couvert, tout ce qui le protège de l’extérieur. Les interventions portent sur la pierre, la charpente, la toiture avec désamiantage, les menuiseries, les vitraux, l’électricité, la plomberie et les réseaux.
L’avis prévoit une durée de 24 mois. La date de début affichée, le 30 septembre, intervient huit jours seulement après la clôture des offres et ne peut donc pas être tenue pour un démarrage assuré du chantier.
Les Clarisses forment un ensemble monastique de 6 500 m², construit à partir de 1874 par l’architecte belge Jean-Baptiste Béthune. Le couvent, l’ancienne école et leurs murs de clôture sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 2010. La Ville en est propriétaire depuis le départ des quatre dernières religieuses, en 2008.
Le bâtiment est pourtant déjà revenu à la vie. Une occupation transitoire y a été lancée en 2019. Il accueille depuis une auberge, des bureaux, des espaces culturels et des activités associatives. Le projet initié par le collectif Zerm se poursuit aujourd’hui avec l’association Saisons Zéro, qui expérimente des manières d’habiter et d’utiliser ce vaste édifice sans attendre sa restauration complète.
L’occupation et le chantier ne remplissent pas la même fonction. L’une maintient le lieu ouvert et teste des usages. L’autre relève de la responsabilité du propriétaire : protéger la structure, traiter l’amiante, remettre les toitures en état et empêcher que les désordres réduisent progressivement les parties réutilisables.
Roubaix engage ainsi de l’argent avant que chaque usage futur des 6 500 m² soit définitivement arrêté. Attendre un programme entièrement ficelé aurait laissé le bâtiment se dégrader pendant les études et la recherche de financements. Cette première campagne ne livre pas encore les Clarisses restaurées, mais elle préserve la possibilité de les transformer.
À l’Épeule, l’avenir du monastère commence donc par sept lots de travaux : la pierre, le bois, la toiture, les fenêtres, les vitraux, les réseaux et la voirie.
Sources consultées
- BOAMP / TEDMonastère des Clarisses, travaux de sauvegarde, avis 26-69297 / 483218-2026
- Ville de RoubaixSuivi des autorisations de programme 2026, dépenses
- Ville de RoubaixConvention d’occupation temporaire du domaine public du monastère des Clarisses
- Ministère de la CultureCouvent des Clarisses et École Sainte-Claire, notice Mérimée PA59000169
- Saisons ZéroLe monastère des Clarisses