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À Centrale Lille, voir les matériaux sans les casser

Centrale Lille Institut cherche un microtomographe RX de laboratoire, dans la continuité d’une capacité locale d’imagerie 3D des matériaux.

Microtomographe de laboratoire

Centrale Lille Institut cherche à acquérir un microtomographe RX de laboratoire à Villeneuve-d’Ascq. L’avis de marché repéré fin juin, référencé au JOUE sous le numéro 442209-2026, porte sur la fourniture, l’installation, la mise en service, la formation et la garantie de l’appareil.

Dans la recherche industrielle, voir l’intérieur d’un matériau évite souvent de le couper, de le casser, ou de le mettre en production à l’aveugle. Un microtomographe RX fonctionne comme un scanner à rayons X appliqué aux pièces, aux éprouvettes et aux matériaux. Il permet de reconstruire un volume en 3D et d’y repérer ce que l’œil ne voit pas: pores dans un alliage, fissures, défauts d’assemblage, orientation de fibres, microstructure d’un béton, d’un polymère ou d’un composite.

À Lille, cette compétence existe déjà avec ISIS4D, plateforme d’imagerie par rayons X labellisée par l’Université de Lille et Centrale Lille. Elle réunit sept laboratoires régionaux et travaille sur la microtomographie appliquée aux matériaux, mais aussi sur des essais in situ. Le principe est simple à dire, plus difficile à réussir: observer un échantillon pendant qu’il subit une traction, une compression, une torsion ou d’autres sollicitations mécaniques.

Ce couplage donne de la valeur à l’équipement. Une image 3D seule peut servir au contrôle non destructif. Une image répétée pendant l’effort permet de suivre l’endommagement, de mesurer des déplacements dans le volume, puis d’alimenter des modèles numériques plus proches du comportement réel des matériaux. La plateforme annonce des tailles de voxel allant de 0,4 à 120 micromètres, deux générateurs RX, plusieurs détecteurs, des postes de reconstruction et des outils de corrélation d’images 3D, dont le logiciel YaDICs développé au LaMcube.

L’achat s’inscrit dans une continuité. En 2023, Centrale Lille avait déjà lancé un marché pour une machine traction-compression-torsion adaptée au microtomographe de la plateforme ISIS4D, afin de coupler tomographie, observation optique et mesure thermique pendant les essais. En mai, l’établissement apparaissait aussi dans nos pages avec un marché pour un centre d’usinage CNC cinq axes, côté fabrication et formation industrielle.

Aucun montant ni cahier des charges détaillé n’a été identifié lors des vérifications; il n’est donc pas possible d’établir s’il s’agit d’un remplacement, d’un complément ou d’une montée précise en performance. Ce qui est établi tient à la chaîne déjà présente à Villeneuve-d’Ascq: Centrale Lille y relie fabrication, essais mécaniques, imagerie 3D, mesure et modélisation pour tester des matériaux avant la rupture, la mise au point ou le passage en production.

Sources consultées
  1. Centrale des marchésLa fourniture, l’installation, la mise en service, la formation et la garantie d’un microtomographe RX de laboratoire pour Centrale Lille Institut
  2. ISIS4DPlateforme d’imagerie par rayons X
  3. ISIS4DMoyens à disposition
  4. CNRS IngénierieIn Situ Innovative Set-ups - plateforme d’imagerie aux rayons X
  5. LaMcubeÉquipements