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À Denain, la médecine nucléaire se prépare à entrer dans les murs de l’hôpital

Le Centre hospitalier de Denain prépare un service de médecine nucléaire de 1 113 m², autorisé par l’ARS, dans le maillage des soins spécialisés du Hainaut.

Service hospitalier de médecine nucléaire

La médecine nucléaire garde un nom de science-fiction. À Denain, elle prend surtout la forme d’un futur bâtiment hospitalier: le Centre hospitalier de Valenciennes lance un concours de maîtrise d’œuvre pour construire un service de médecine nucléaire au Centre hospitalier de Denain, sur son site Jean-Jaurès.

L’opération est encore au stade de la conception. Le programme mentionné dans l’avis prévoit environ 1 113 m² de surface construite, avec une part de travaux estimée à 4,114 millions d’euros hors taxes. Le marché de maîtrise d’œuvre doit être notifié, à titre prévisionnel, le 3 mars 2027. Suivraient quatorze mois de conception, puis douze mois de travaux. L’accueil des premiers patients reste donc à distance: avant les examens, il faut dessiner un service entier.

La construction du bâtiment fait partie du soin. La médecine nucléaire ne consiste pas seulement à installer un appareil d’imagerie. Elle utilise des médicaments radiopharmaceutiques administrés au patient pour produire des images, et parfois pour certains actes thérapeutiques. Cela demande des locaux adaptés, une organisation de radioprotection, des circuits précis et des équipes formées. Dans l’avis, les compétences attendues des équipes de maîtrise d’œuvre incluent d’ailleurs explicitement la radioprotection.

Le projet avance aussi parce qu’une décision sanitaire l’a rendu possible. L’ARS Hauts-de-France a accordé au Centre hospitalier de Denain une autorisation d’activité de médecine nucléaire en mention A. Dans le code de la santé publique, cette mention couvre les actes diagnostiques ou thérapeutiques hors thérapie des pathologies cancéreuses, avec des médicaments radiopharmaceutiques prêts à l’emploi ou préparés en système clos. Le futur service ne se présente donc pas, à ce stade, comme un centre complet de médecine nucléaire thérapeutique lourde. Il installe plutôt à Denain le socle autorisé de cette spécialité.

La nuance est importante, car Valenciennes dispose déjà d’un plateau puissant. En 2022, son service de médecine nucléaire a présenté une modernisation de 8 millions d’euros, avec deux TEP scan numériques, trois gamma-caméras et une radiopharmacie réactualisée. Denain ne vient pas remplacer ce centre de recours. Il ajoute un site autorisé dans un hôpital qui reçoit déjà 95 700 consultations par an, 19 600 séjours MCO et plus de 30 000 passages aux urgences.

Les soins spécialisés se rapprochent par des autorisations, des mètres carrés, des appareils, des circuits propres et des coopérations entre établissements. La Clé Publique l’avait déjà observé dans les chantiers techniques des hôpitaux de Dunkerque et Valenciennes: une partie décisive de l’hôpital se transforme loin des halls et des chambres.

Le programme publié ne précise pas encore les équipements retenus, le nombre d’examens attendus ni la date d’ouverture au public. À Denain, l’hôpital prépare déjà une nouvelle capacité spécialisée dans la carte des soins du Hainaut, avec un concours d’architectes, une autorisation sanitaire et 1 113 m² à faire sortir du sol sur le site Jean-Jaurès.

Sources consultées
  1. France Marchés / BOAMPAvis de marché n° 26-57959 du 11/06/2026, concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la construction d’un service de médecine nucléaire pour le Centre hospitalier de Denain
  2. Préfecture de région Hauts-de-France / ARS Hauts-de-FranceRecueil des actes administratifs n° R32-2026-155 du 10 avril 2026
  3. LégifranceCode de la santé publique, activité de médecine nucléaire, articles R6123-134 à R6123-138
  4. Centre hospitalier de ValenciennesLe service de médecine nucléaire à la pointe de la technologie
  5. Centre hospitalier de DenainAccueil, chiffres clés et activités