
Au musée des Confluences, le week-end d’ouverture proposait de nourrir un dinosaure sur une borne d’arcade et de reconstituer des recettes romaines. Le week-end prochain, à Saint-Julien, on cherchera des traces d’animaux, observera des végétaux au microscope et regardera comment l’eau s’infiltre dans le sol. Entre les deux, la Doua ouvrira deux villages remplis d’expériences.
La Fête de la science se déroule jusqu’au 12 octobre avec plus de 450 rendez-vous dans le Rhône et la Métropole de Lyon. Pop’Sciences recense 110 structures participantes dans 31 communes, avec 180 événements destinés aux scolaires. Son ampleur tient aussi à sa dispersion : pendant dix jours, la culture scientifique quitte les seuls laboratoires pour passer par des musées, campus, bibliothèques, associations et équipements locaux.
Le week-end d’ouverture en donnait une version particulièrement joueuse au musée des Confluences. Le jeu Mesozoic Panic, conçu lors d’une Scientific Game Jam réunissant scientifiques et créateurs de jeux vidéo, demandait de maintenir en vie un petit dinosaure du Crétacé. À quelques mètres, Cécile Batigne-Vallet, chercheuse CNRS en archéologie, et le cuisinier Frédéric Valette faisaient revivre la cuisine romaine à partir de textes, de vestiges et de travaux anthropologiques. Ici, on apprend autant en manipulant et en goûtant qu’en écoutant une explication.
Le samedi 10 octobre, le campus LyonTech-la Doua ouvrira au grand public deux villages des sciences sans inscription préalable. La nouvelle I-Factory annonce près de 30 animations, de la génétique à la robotique et aux mathématiques. L’IUT en rassemble 44, avec notamment expériences de chimie, police scientifique, éoliennes et escape game. Enseignants, chercheurs, doctorants, étudiants et ingénieurs seront derrière les stands.
À Saint-Julien, le décor change complètement. Le musée Claude Bernard, installé dans le village natal du physiologiste, organise les 10 et 11 octobre un parcours scientifique familial autour de la nature : essences de bois, indices laissés par les animaux, microscopes, végétaux et circulation de l’eau. Ces petites manipulations font écho à la méthode expérimentale dont Claude Bernard fut l’un des grands théoriciens au XIXe siècle.
Du musée des Confluences au campus de la Doua puis au musée du Beaujolais, le même rendez-vous change de forme. La Fête de la science est nationale, avec plus de 7 000 événements annoncés cette année par le ministère, mais elle repose ici sur un réseau assez dense pour toucher 31 communes et faire intervenir aussi bien des chercheurs que des étudiants, des associations ou des lieux culturels.
Le programme court encore pendant une semaine et les conditions d’accès varient selon les rendez-vous. L’agenda Pop’Sciences permet de chercher les événements par date, ville et type d’activité. Samedi prochain, sur la Doua, il suffira en revanche d’entrer : les deux villages de Lyon 1 seront ouverts au public, sans inscription, avec plusieurs dizaines d’expériences à essayer.
Sources consultées
- Pop’Sciences – Université de LyonFête de la science
- Musée des ConfluencesFête de la science 2026 Ctrl+EAT
- Université Claude Bernard Lyon 1Rendez-vous à Lyon 1 pour la Fête de la Science 2026 !
- Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais SaôneLa Fête de la science s’invite au musée Claude Bernard !
- Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’EspaceLa Fête de la science invite à déguster les « Saveurs savantes »