
Derrière la gare de Givors, les pelles ont remplacé les décennies d’abandon. Sur 2,2 hectares de l’ancienne usine Fives-Lille, les travaux de dépollution, désamiantage et déconstruction préparent quatre futurs lots économiques. Le programme actuel représente 16 millions d’euros d’investissements portés par la SAS Givors Industrie, pour 16 300 m² de surface de plancher. Les premiers occupants pourraient s’installer début 2028.
Avant qu’une entreprise puisse s’y installer, la Métropole a acquis le terrain en 2022. Il a ensuite fallu mener les études environnementales, composer avec le risque d’inondation du Gier, obtenir le permis d’aménager en juillet 2024 puis lancer la commercialisation. La SAGIM prévoit la poursuite des travaux de viabilisation à compter de septembre 2026.
Les chiffres du projet ont évolué depuis 2023. En septembre de cette année-là, la Métropole décrivait encore environ 20 000 m² de surface de plancher et un investissement estimé à 30 millions d’euros HT. Les documents de 2025 et 2026 retiennent désormais 16 000 à 16 300 m² et 16 millions d’euros d’investissements portés par la société de projet. Ils ne précisent pas si les deux enveloppes financières couvrent exactement le même périmètre.
Tout ne sera pas rasé. Une partie du patrimoine industriel doit être réhabilitée, notamment une grande halle destinée à accueillir des activités et des bureaux. L’État a apporté 1,5 million d’euros au titre du Fonds vert, auxquels s’ajoutent 750 000 euros dans le cadre du Projet partenarial d’aménagement de la vallée du Gier. Ces aides contribuent à la remise en état du site, de la dépollution aux viabilités, dans un secteur exposé au risque d’inondation.
Fives-Lille s’inscrit dans un ensemble de 29 sites industriels que la Métropole de Lyon veut régénérer ou densifier, soit environ 140 hectares. Elle estime que ce stock correspond à environ quinze années de besoins fonciers des entreprises. Pour limiter l’ouverture de nouveaux terrains, il faut donc aussi reprendre des emprises déjà urbanisées, les dépolluer, les adapter et parfois densifier ce qui existe.
Les emplois, eux, ne sont pas encore là. La délibération de 2023 évoquait 400 à 500 postes à terme, mais aucun occupant de cette première tranche n’est aujourd’hui publiquement annoncé et les lots restent commercialisés. À Givors, le chantier consiste donc d’abord à rendre de nouveau utilisables ces 2,2 hectares, avant de possibles premières installations début 2028.