
Depuis lundi 24 août, douze communes du Val de Saône sont passées au niveau « crise » sécheresse : Albigny-sur-Saône, Collonges-au-Mont-d’Or, Couzon-au-Mont-d’Or, Curis-au-Mont-d’Or, Fleurieu-sur-Saône, Fontaines-sur-Saône, Genay, Neuville-sur-Saône, Quincieux, Rochetaillée-sur-Saône, Saint-Germain-au-Mont-d’Or et Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Elles rejoignent les 32 communes métropolitaines déjà placées en crise le 10 août. Cela porte le total à 44 des 58 communes de la Métropole de Lyon.
Les quatorze autres, toutes situées dans l’Est lyonnais, restent en alerte renforcée : Bron, Chassieu, Corbas, Décines-Charpieu, Feyzin, Jonage, Meyzieu, Mions, Saint-Fons, Saint-Priest, Solaize, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne. Cette différence ne vient pas d’un choix commune par commune. Les restrictions sont fixées par zone hydrologique et par ressource en eau. L’arrêté du 24 août place ainsi le territoire Saône aval en crise, tandis que les cours d’eau de l’Est lyonnais restent en alerte renforcée.
Le basculement du Val de Saône concerne les eaux superficielles et leurs nappes d’accompagnement, dont la situation a continué de se dégrader malgré la fin des plus fortes chaleurs et les orages récents. Deux semaines auparavant, lors du passage en crise de la moitié ouest du Rhône, cet axe était encore resté à un niveau inférieur.
Pour les habitants des douze communes nouvellement classées, plusieurs usages deviennent interdits. Eau du Grand Lyon indique notamment que les potagers domestiques ne peuvent plus être arrosés entre 9 h et 20 h, que le remplissage et la remise à niveau des piscines privées de plus de 1 m³ sont interdits et que le lavage des véhicules à domicile est proscrit. L’arrosage des pelouses et massifs fleuris est également interdit. Pour connaître la règle applicable à une adresse et à un usage précis, il faut consulter les restrictions en vigueur sur VigiEau.
Cette carte ne se confond pas avec celle de l’alimentation en eau potable. Les 58 communes partagent un même service métropolitain, dont près de 90 % de l’eau provient du champ captant de Crépieux-Charmy, alimenté par la nappe du Rhône. Les mesures de sécheresse varient selon l’état de chaque ressource afin de préserver en priorité l’eau potable, la santé et la sécurité.
En quinze jours, la crise s’est donc étendue de l’ouest de la Métropole au Val de Saône. La limite qui subsiste traverse désormais l’agglomération entre deux régimes : à Neuville-sur-Saône ou Collonges-au-Mont-d’Or, le niveau maximal s’applique ; à Villeurbanne, Bron ou Saint-Priest, l’alerte renforcée reste en vigueur.