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Dans la métropole de Lyon, les noctules occupent leurs arbres au fil des saisons

À Lyon, Villeurbanne et Rillieux-la-Pape, la LPO suit une trentaine d’arbres-gîtes dont l’occupation varie au fil des saisons.

Illustration - Noctules quittant un arbre au crépuscule

Trente minutes avant le coucher du soleil, l’observation commence au pied d’un arbre. Il faut tendre l’oreille vers la cavité, où les cris sociaux des noctules peuvent être audibles sans détecteur à ultrasons, puis compter les chauves-souris lorsqu’elles sortent chasser à la tombée de la nuit.

C’est ce protocole simple que la LPO du Rhône déploie cette année autour d’une trentaine d’arbres-gîtes connus dans la métropole. Trois prospections se succèdent cette semaine : le 19 août au parc des Droits de l’Homme à Villeurbanne, le 20 au parc de la Tête d’Or à Lyon et, ce vendredi 21 août, au fort de Vancia à Rillieux-la-Pape ainsi qu’au parc de la Commune de Paris à Villeurbanne.

L’objectif n’est pas seulement de savoir quels arbres abritent des noctules, mais quand elles les utilisent. Le suivi mené en 2024 avait déjà montré que les différents secteurs ne sont pas occupés de la même manière au fil des mois. Près de 90 personnes avaient participé à au moins une prospection et 13 nouveaux arbres-gîtes avaient été découverts, portant à 28 le nombre d’arbres-gîtes alors connus.

Les observations avaient surtout fait apparaître des usages différents. Le parc de la Tête d’Or était particulièrement fréquenté pendant les périodes de transit. Celui des Droits de l’Homme l’était aussi au cœur de l’été. Au fort de Vancia, la fréquentation se concentrait de mi-mai à fin juillet, période de mise bas et d’élevage des jeunes. À l’automne, des chants de mâles reproducteurs avaient été entendus pour la première fois sur les trois secteurs.

La campagne 2026 poursuit le suivi des périodes d’occupation de chaque arbre. La noctule commune utilise notamment les cavités arboricoles pour ses colonies de reproduction et pour hiberner. Elle est classée « vulnérable » sur la liste rouge française et sa population est considérée en diminution par le Plan national d’actions en faveur des chiroptères.

Les résultats des prospections d’août 2026 n’ont pas encore été publiés. Le suivi reste cependant ouvert aux bénévoles, sans matériel spécialisé obligatoire : ils peuvent s’inscrire aux sorties collectives ou proposer de participer en autonomie.

Ce vendredi soir, l’enquête reprend donc au fort de Vancia et au parc de la Commune de Paris. Même protocole, mêmes arbres à retrouver, puis quelques dizaines de minutes d’écoute et de comptage des sorties de gîte.

Sources consultées
  1. LPO Auvergne-Rhône-Alpes[BÉNÉVOLAT] Suivi chronologique des Noctules communes 2026
  2. LPO Auvergne-Rhône-AlpesLPO Info AuRA n°16, « Noctules communes en région lyonnaise »
  3. Plan national d’actions en faveur des ChiroptèresNoctule commune