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À Lyon, DigiSchool cédé après la chute du trafic d’orientation

Le tribunal a arrêté le plan de cession le 29 juillet. DigiSchool avait déclaré une chute du trafic d’orientation et un recul des budgets publicitaires des écoles.

Plateforme éducative numérique à Lyon

Le tribunal des activités économiques de Lyon a arrêté le 29 juillet le plan de cession de DigiSchool Group. Les documents publics ne détaillent pas encore le cessionnaire, les actifs transmis ni le nombre de contrats de travail transférés.

Le jugement d’ouverture de la sauvegarde, rendu en octobre 2025, éclaire la fragilité du modèle. DigiSchool y attribuait ses difficultés à une baisse brutale des ventes de « plans média digitaux » aux établissements d’enseignement supérieur. L’entreprise citait trois évolutions concomitantes : la réduction des dépenses marketing des écoles, le changement des habitudes de recherche des jeunes et une forte chute du trafic sur ses sites.

DigiSchool ne vend pas seulement des abonnements aux élèves. Ses contenus gratuits attirent aussi des lycéens et des étudiants que les écoles souhaitent toucher au moment de leurs choix d’orientation. Quand cette audience arrive moins nombreuse depuis les moteurs de recherche ou se renseigne autrement, les espaces et les campagnes proposés aux établissements perdent une partie de leur valeur.

L’offre est pourtant déjà bien installée. DigiSchool rassemble du soutien scolaire du primaire au BTS, des préparations au brevet, au bac, aux concours, aux langues et aux codes auto, moto ou bateau. L’accès payant commence à 7,99 euros par mois et regroupe cours, exercices, annales et applications mobiles. Maintenir cet ensemble demande des développeurs, mais aussi une actualisation régulière des programmes, des examens et des contenus pédagogiques.

Le plan de cession intervient après plusieurs exercices déficitaires. Les derniers comptes disponibles font apparaître une perte nette de 429 000 euros en 2021, 734 000 euros en 2022 puis 2,82 millions d’euros en 2023. La sauvegarde ouverte en octobre 2025 a été convertie en redressement judiciaire le 17 juin 2026, avant la décision du 29 juillet.

Dans le Rhône, où 728 procédures ont été enregistrées en trois mois, DigiSchool illustre un autre type de fragilité : les applications et les contenus existaient déjà, mais la fréquentation qui attirait les écoles et leurs budgets publicitaires s’est affaiblie, tandis que le catalogue continuait d’exiger du travail.

La reprise devra maintenir un service éducatif étendu tout en réduisant sa dépendance au trafic d’orientation et aux budgets publicitaires des écoles. À Lyon, la suite se mesurera à la continuité des applications, à la mise à jour des cours et à la capacité des abonnements et des partenariats à financer durablement ces services.

Sources consultées
  1. Institut national de la propriété industrielleAttestation d’immatriculation au Registre national des entreprises de DigiSchool Group
  2. Cour de cassation, JudilibreTribunal des activités économiques de Lyon, 28 octobre 2025, 2025F05945
  3. PappersSociété DigiSchool Group
  4. DigiSchoolSoutien scolaire en ligne, code de la route et préparation aux examens