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À Couzon, quinze bâtiments communaux achètent une part de l’électricité produite au barrage

Depuis le 1er août, quinze bâtiments publics de Couzon sont approvisionnés en partie par la centrale de la Saône, via le réseau national.

Centrale hydroélectrique de Couzon sur la Saône

Depuis le 1er août, quinze bâtiments communaux de Couzon-au-Mont-d’Or achètent une partie de leur électricité à la société qui exploite la centrale hydroélectrique installée sur la Saône. Écoles, locaux administratifs et équipements sportifs ou de loisirs pourront ainsi couvrir jusqu’à 85 % de leurs besoins, selon la mairie, qui ne précise pas la période de calcul.

Le conseil municipal a approuvé le montage le 24 juin, en adhérant à la structure chargée d’organiser la répartition de l’électricité entre les participants et en validant la participation de la commune. La part locale est annoncée à prix fixe. Le tarif, la durée du contrat et les économies annuelles attendues n’ont toutefois pas été rendus publics.

Le changement ne repose pas sur une ligne électrique réservée entre les turbines et la mairie. La centrale injecte sa production dans le réseau public, comme auparavant. Enedis relève ensuite la production et la consommation, puis applique la clé de répartition définie entre les participants. Un fournisseur classique continue d’assurer le complément lorsque cette part ne suffit pas.

Couzon reste donc dépendante du réseau national, de ses compteurs et d’un fournisseur classique pour le complément. Le contrat vise en revanche à limiter l’exposition aux variations du marché pour la seule part fournie localement.

La centrale ne leur est pas réservée. Exploitée par Énergie des Monts d’Or, une filiale d’Hydralp Invest, elle dispose d’une puissance de 4 MW. Voies navigables de France évaluait sa production annuelle à près de 16 GWh après rénovation. La convention d’exploitation court sur trente ans et prévoit près de 2,4 millions d’euros d’investissements, notamment dans les équipements de production et la continuité piscicole.

La commune n’a donc pas construit sa propre centrale. Elle achète une part de la production d’une infrastructure déjà présente, rénovée par un opérateur privé. La mairie envisage d’étendre l’opération à l’éclairage public, puis à d’autres collectivités, entreprises ou habitants voisins.

Depuis mars 2025, une opération d’autoconsommation collective étendue peut réunir des installations représentant jusqu’à 5 MW, contre 3 MW auparavant. Avec ses 4 MW, la centrale de Couzon entre dans cette limite.

Le dispositif peut stabiliser le prix d’une partie de la consommation communale, mais son intérêt budgétaire dépendra du tarif, encore inconnu, et des premières factures. Couzon ne devient pas autonome pour autant : la centrale devient l’une des sources d’approvisionnement de ses écoles, de sa mairie et de ses équipements.

Sources consultées
  1. Commune de Couzon-au-Mont-d’OrUn circuit court de l’électricité pour nos bâtiments communaux dès le 1er août
  2. EnedisTout savoir sur l’autoconsommation collective
  3. Voies navigables de FranceHydroélectricité : VNF désigne Hydralp Invest pour exploiter la microcentrale du barrage de Couzon
  4. LégifranceArrêté du 21 février 2025 modifiant le critère de proximité géographique de l’autoconsommation collective étendue