
L’odeur de brûlé ressentie ce dimanche 26 juillet à Lyon vient de plusieurs centaines de kilomètres. Les vents d’ouest ont transporté jusqu’en Auvergne-Rhône-Alpes le panache des incendies de Gironde, chargé de particules fines.
Dans le Rhône, Atmo a placé le bassin Lyon Nord-Isère et la zone des Coteaux en vigilance jaune aux particules PM10. Le seuil d’information, fixé à 50 microgrammes par mètre cube en moyenne sur la journée, pouvait être dépassé. À 12 h 29, la qualité de l’air était classée « mauvaise » à Lyon, pour les PM10 comme pour les particules plus fines PM2,5.
Pour la population générale, Atmo indique qu’il n’est pas nécessaire de modifier ses activités et recommande de continuer à aérer son logement. Les personnes sensibles ou vulnérables sont invitées à limiter les efforts physiques intenses, à s’éloigner des grands axes aux heures de pointe et à choisir pour les enfants des parcs, jardins ou rues piétonnes plutôt que les abords de la circulation.
Atmo recommande aussi de réduire les émissions locales en respectant les interdictions de brûlage à l’air libre des déchets verts, en privilégiant les déplacements les moins polluants et en adoptant une conduite souple lorsque la voiture reste nécessaire.
L’épisode diffère de la mauvaise qualité de l’air liée à l’ozone observée en juin. Cette fois, la dégradation vient principalement de particules transportées par un incendie lointain et s’accompagne d’une vigilance réglementaire.
Le bulletin Atmo publié dimanche à 13 h 30 ne prévoit plus de vigilance sur le bassin lyonnais lundi 27 juillet. L’affaiblissement du vent d’ouest devrait ralentir l’arrivée des fumées, mais celles déjà présentes pourraient encore dégrader l’air en se dissipant progressivement. La fin de la vigilance ne signifiera donc pas nécessairement un retour immédiat à un air de bonne qualité à Lyon.