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En Saône Beaujolais, une consultation pour fixer les priorités de santé

La CCSB consulte les habitants jusqu’à fin juillet pour faire remonter les difficultés d’accès aux soins et préparer son Contrat Local de Santé.

Consultation santé en Beaujolais

La Communauté de communes Saône Beaujolais consulte ses habitants jusqu’à la fin du mois de juillet 2026 pour préparer son Contrat Local de Santé. La CCSB invite les habitants à répondre au questionnaire en ligne, consacré à l’accès aux soins, aux besoins de prévention, au bien-être et aux propositions d’amélioration.

Ce n’est pas seulement une boîte à idées. Un Contrat Local de Santé est un outil construit avec l’Agence régionale de santé et les acteurs locaux pour adapter les politiques de santé à un territoire précis. Dans le cas de Saône Beaujolais, ce territoire compte 35 communes, de Belleville-en-Beaujolais aux villages du Haut-Beaujolais, avec des distances, des âges et des habitudes de déplacement très différents.

La question de départ est donc assez simple: où les habitants rencontrent-ils les blocages les plus fréquents? Pour certains, la difficulté tient au délai pour obtenir un rendez-vous. Pour d’autres, au trajet, à l’absence de médecin traitant, au besoin de prévention, à la santé mentale, au vieillissement ou à l’aide aux proches. Le questionnaire ne règle rien à lui seul, mais il peut aider à classer ces problèmes au lieu de les laisser dispersés dans les conversations de cabinet, de mairie ou de famille.

Le sujet est d’autant moins abstrait que l’accès au généraliste est mesuré comme plus faible ici que dans la moyenne régionale. Dans une étude publiée fin 2024, l’Insee indique que la CC Saône-Beaujolais a une accessibilité potentielle de 3,3 consultations annuelles de généraliste par habitant, contre 3,7 en moyenne en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce n’est pas un effondrement, mais c’est un écart qui compte dans un territoire où la voiture, les centralités de bourg et les regroupements professionnels ont un rôle décisif.

La CCSB recense trois maisons de santé parmi ses équipements intercommunaux: Beaujeu, Deux-Grosnes, à Monsols, et Fleurie. Elles montrent l’un des leviers classiques des collectivités rurales ou périurbaines: créer des lieux capables d’accueillir plusieurs professionnels, plutôt que miser seulement sur l’installation isolée d’un praticien. Mais les murs ne disent pas tout. Une maison de santé utile à un village peut rester trop loin pour un habitant âgé, mal desservie pour un jeune sans voiture, ou insuffisante si les besoins portent aussi sur la prévention, l’isolement ou la santé mentale.

La consultation sert donc à une chose précise: faire remonter les points de rupture avant l’écriture du contrat. Le test viendra ensuite. Un bon diagnostic local ne vaut que s’il débouche sur quelques priorités nettes, compréhensibles par les habitants et suivies dans le temps. Jusqu’à fin juillet, la CCSB demande aux habitants de lui dire où placer ces priorités, entre Belleville-en-Beaujolais, Beaujeu, Fleurie, Monsols et les villages du nord du Rhône.

Sources consultées
  1. Communauté de communes Saône BeaujolaisVotre avis compte pour la santé de notre territoire
  2. Communauté de communes Saône BeaujolaisÉquipements intercommunaux
  3. ARS Auvergne-Rhône-AlpesContrat local de santé: procédure à suivre pour lancer un CLS
  4. Insee Auvergne-Rhône-AlpesDans le rural, l’accès à un médecin généraliste est difficile pour un habitant sur trois