Article

JO 2030 : la glace olympique passera par les grandes salles lyonnaises

La Métropole de Lyon accueillera les sports de glace des Alpes 2030 dans trois équipements existants, avec des coûts temporaires encore inconnus.

Sites olympiques lyonnais

La carte des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 confie à la Métropole de Lyon une large part des sports de glace. Trois sites sont retenus: la Halle Tony-Garnier à Lyon, Eurexpo à Chassieu et la LDLC Arena, désignée comme Arena de Lyon dans la carte olympique, à Décines-Charpieu.

Les Jeux olympiques auront lieu du 1er au 17 février 2030, les Jeux paralympiques du 1er au 10 mars. Dans la métropole, le programme annoncé réunit le hockey sur glace, le curling, le patinage artistique et le short-track. Pour les Jeux paralympiques, Eurexpo doit accueillir le para-hockey sur glace et le curling fauteuil. Le patinage de vitesse longue piste, faute d’anneau adapté en France, partira au Thialf d’Heerenveen, aux Pays-Bas.

L’annonce ne fixe pas encore tout. La Métropole indique que les échanges se poursuivent avec les fédérations internationales pour répartir précisément les disciplines entre les sites lyonnais. Le village olympique métropolitain, prévu pour loger 1 650 athlètes, n’est pas tranché non plus: Bron et Décines sont pressentis. La cérémonie d’ouverture reste également à déterminer, même si le Groupama Stadium tient la corde selon la Métropole.

L’intérêt local de cette carte n’est pas seulement sportif. Lyon n’obtient pas une épreuve isolée, mais une fonction entière des Jeux: organiser des épreuves de glace dans une métropole de plaine, avec ses grandes salles, ses accès, ses hôtels, ses parkings, ses réseaux techniques et ses habitudes d’événements massifs. Les Alpes donnent les pistes; Lyon fournit une partie de l’infrastructure urbaine.

Ce choix dit beaucoup du modèle promis par Alpes 2030. Les organisateurs mettent en avant des Jeux appuyés majoritairement sur des infrastructures existantes. À Lyon, cela se voit très vite. La Halle Tony-Garnier peut monter jusqu’à 17 000 places selon les configurations. Eurexpo aligne 140 000 m² de surface d’exposition et sept halls modulables. La LDLC Arena revendique une configuration hockey autour de 10 000 spectateurs et une homologation internationale. La carte olympique utilise donc un stock d’équipements déjà là plutôt qu’un grand bâtiment neuf à justifier après 2030.

La contrepartie sera moins visible, mais elle comptera. Transformer une halle de concerts, un parc d’exposition ou une arena en sites de glace olympique suppose des pistes temporaires, du froid, des vestiaires, des circulations médias, de la sécurité, des accès spectateurs et une remise en état rapide. Les organisateurs économisent du béton permanent, pas de l’organisation. Le coût des transformations temporaires des sites lyonnais n’a pas encore été rendu public.

Lyon prend aussi cette place sur la carte après les difficultés du dossier niçois, que le président du Cojop Edgar Grospiron a évoquées en présentant le choix métropolitain. Cela donne à l’agglomération un rôle plus central qu’attendu: elle apparaît comme la solution capable d’absorber une grande partie du pôle glace sans ouvrir un chantier olympique de toutes pièces.

La force du choix lyonnais tient justement à cette banalité apparente. Les lieux existent, les usages aussi, et c’est précisément leur force. En février 2030, une partie des Jeux d’hiver se jouera dans trois équipements très lyonnais: une halle de Gerland, un parc d’exposition de Chassieu et une arena récente à Décines.

Sources consultées
  1. Métropole de LyonJO 2030 dans la métropole de Lyon : la carte des sites dévoilée
  2. COJOP Alpes 2030Alpes 2030 Olympic and Paralympic Games
  3. Gouvernement françaisJOP Alpes françaises 2030 : des engagements concrets pour un héritage durable
  4. Ville de LyonHalle Tony Garnier
  5. GL events / Lyon eventsEurexpo Lyon
  6. Lyon CapitaleJO 2030 : la carte dévoilée, trois sites sélectionnés à Lyon pour les épreuves de glace