Le centre funéraire-crématorium de Gleizé, route de Montmelas, doit être agrandi. L’enquête publique ouverte du 24 mars au 8 avril 2026 s’est conclue par un avis favorable, et le conseil communautaire de l’Agglomération Villefranche Beaujolais Saône a reconnu l’intérêt général du projet le 27 mai.
L’extension est petite par la surface, 129,54 m², mais pas par son effet sur le service. Elle doit permettre l’installation d’une seconde ligne de crémation, avec de nouveaux systèmes de filtration, la transformation de la salle de convivialité en deuxième salle de cérémonie, et la reprise de locaux techniques et d’espaces pour le personnel. La surface de plancher atteindrait 832 m² après travaux. L’investissement, estimé à 1,4 million d’euros, est porté par OGF Crématoriums, délégataire du site depuis juillet 2024. Le rapport évoque des travaux en site occupé, sur une durée maximale de 18 mois, afin de maintenir l’activité.
Pourquoi ajouter une ligne à un équipement déjà en place ? Parce qu’un crématorium dépend de créneaux, de maintenances, de pannes possibles et de délais proposés aux familles. À Gleizé, le rapport d’enquête relève une moyenne de 1 258 crémations par an sur cinq ans, et 1 296 crémations pour des personnes décédées en 2024. Environ un quart venait d’autres départements, notamment l’Ain, la Saône-et-Loire ou la Loire. Le site n’est donc pas seulement un service de proximité pour l’agglomération : il prend aussi en charge des familles venues du Beaujolais, du nord du Rhône et de territoires voisins.
Avec une seule ligne, le système reste fragile. Une maintenance, une panne ou un pic de demandes peuvent vite allonger les délais. La seconde ligne crée surtout une marge de sécurité. Elle doit aussi éviter de renvoyer trop facilement les familles vers Lyon, Bron ou d’autres sites quand Gleizé arrive à saturation.
L’enquête n’a recueilli aucune contribution du public. La commissaire enquêtrice l’explique par la nature du projet : une extension d’un équipement existant mobilise moins qu’une création nouvelle. Le centre est adossé au cimetière intercommunal de Grange-Chervet, à l’écart du cœur de Gleizé, à plus de 100 mètres des habitations les plus proches et peu visible depuis la D44. L’intérêt de cette option est là : renforcer un site déjà installé, plutôt que rouvrir le débat plus sensible d’un nouvel emplacement.
Le point le plus sensible pour les usagers reste le parking. Le site compte 81 places et le rapport signale une saturation régulière, avec du stationnement sur la D44. La CAVBS dit vouloir éviter deux cérémonies simultanées, étudier 30 à 40 places supplémentaires, du stationnement vélo et une desserte en transport à la demande. La commissaire enquêtrice demande surtout que l’engagement de non-simultanéité soit clairement acté dans le fonctionnement futur.
Il manque encore l’autorisation préfectorale, nécessaire pour toute extension de crématorium après enquête publique et avis de la commission départementale compétente. À Gleizé, le dossier raconte donc une adaptation discrète, mais utile pour un service où la logistique touche directement au deuil : deux lignes de crémation, des accès mieux organisés, et moins de risque de voir les délais s’allonger pour les familles qui passent par la route de Montmelas.
Sources consultées
- Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais SaôneExtension du centre funéraire-crématorium : découvrez les conclusions de l’enquête publique
- Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais SaôneRapport et annexe de l’enquête publique relative à l’extension du crématorium du CAVBS
- Communauté d’Agglomération Villefranche Beaujolais SaôneConclusions de l’enquête publique relative à l’extension du crématorium du CAVBS
- LégifranceArticle L2223-40 du Code général des collectivités territoriales