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Dans le Beaujolais, trois kilomètres de voie verte pour rejoindre la gare

À Belleville-en-Beaujolais, deux voies vertes doivent relier gare, lycée et Saint-Jean-d’Ardières pour rendre le vélo plus utile au quotidien.

Illustration - Voie verte vers la gare

À Belleville-en-Beaujolais, la Communauté de communes Saône-Beaujolais et la commune aménagent deux voies vertes autour de la gare SNCF. La première doit relier la gare au point vélo de Saint-Jean-d’Ardières, dans la continuité de la Voie verte du Beaujolais. La seconde file vers le lycée Bel-Air, le long de la route de Beaujeu.

Les travaux ont été annoncés pour l’hiver 2025-2026, avec une durée estimée à neuf mois. Selon les montants publiés fin 2025 par Le Progrès, l’ordre de grandeur est d’environ 910 000 € HT pour la liaison de 1,7 km entre la gare et Saint-Jean-d’Ardières, avec 275 000 € de subventions annoncées, et d’environ 630 000 € HT pour les 1,3 km vers le lycée Bel-Air, avec 300 000 € de Fonds vert. Soit près de 1,54 million d’euros hors taxes pour trois kilomètres de continuité cyclable et piétonne.

Ce chantier dit bien ce que le vélo devient dans le Beaujolais. La Voie verte, qui relie Beaujeu à Belleville sur 15 km, est déjà un axe connu des balades et du cyclotourisme. Mais la CCSB veut aussi l’utiliser comme axe de trajets du quotidien: aller à la gare, rejoindre un établissement scolaire, traverser une entrée de ville sans se retrouver seul face aux voitures.

La gare donne son sens au projet. Dans une présentation étudiée par le Cerema, le territoire Saône-Beaujolais était décrit comme très dépendant de la voiture, avec 86 % des déplacements réalisés en voiture, un parking de gare saturé et un potentiel de report autour de Belleville. Les enquêtes citées dans cette même présentation montraient aussi une demande de meilleure connexion entre la Voie verte et la gare.

L’aménagement répond donc à une logique simple: le train ne commence pas sur le quai, il commence par le trajet qui permet d’y arriver. C’est le même territoire que celui concerné par le réseau TCL unifié, mais vu par l’autre bout de la chaîne. Une tarification plus lisible aide à prendre le bus ou le car; une voie verte sécurisée aide à atteindre la gare sans prendre la voiture pour un ou deux kilomètres.

Le projet touche aussi les trajets scolaires. La liaison vers Bel-Air doit sécuriser les élèves et étudiants qui se rendent au lycée et au collège Notre-Dame, tout en rendant la route de Beaujeu moins difficile à partager. Dans les territoires peu denses, ce sont souvent ces passages précis qui décident de l’usage réel du vélo: une départementale, une sortie de bourg, un carrefour, un accès à la gare.

La CCSB avait déjà posé une partie de l’écosystème: plus de 500 appuis vélos déployés dans ses communes et 49 places en consigne collective à la gare de Belleville. Les nouvelles voies vertes complètent cette chaîne. Elles ne promettent pas de remplacer la voiture dans le Beaujolais. Elles rendent possible un geste plus modeste, mais plus vérifiable: arriver à vélo jusqu’au train, au lycée ou à Saint-Jean-d’Ardières, sans que les derniers kilomètres soient les plus dissuasifs.

Sources consultées
  1. Communauté de communes Saône-BeaujolaisProjet d’aménagement de voies vertes : information aux riverains
  2. Communauté de communes Saône-BeaujolaisÀ vélo
  3. Le Progrès, repris dans la revue de presse CalaméoBientôt à Belleville, deux voies vertes et un parvis de la gare aménagé
  4. CeremaDévelopper l’usage du vélo au quotidien en territoires peu denses: l’exemple de Belleville-en-Beaujolais et de la CCSB