Lyon Parc Auto a confié à Vega Sécurité, société installée à Vaulx-en-Velin, le gardiennage de la place basse Béraudier, à Lyon 3e. L’offre retenue est affichée à 1 186 648 euros. Le contrat démarre le 1er mai 2026, pour douze mois, avec deux reconductions possibles d’un an.
Après les terrassements, les grues, les images de synthèse et les inaugurations, vient une étape moins visible : garder le lieu praticable, compréhensible et sûr dans la durée.
La place basse a ouvert au public en avril 2025. Sous le parvis Béraudier, elle rassemble un accès direct au métro B, les taxis, l’entrée du parking Béraudier P1, une vélostation de 1 500 places, sept commerces et services, des aires logistiques, des accès techniques et une galerie de réseaux. Elle est accessible tous les jours de 4h30 à 1h du matin, jusqu’à 2h les vendredis et samedis. Un espace pareil ne se contente pas d’être livré. Il doit être orienté, surveillé, fermé par endroits, ouvert ailleurs, rendu lisible aux heures creuses comme aux heures de pointe.
La transformation de Béraudier a déplacé une partie du désordre utile de la ville. En surface, la place haute retrouve un rôle de parvis, plus piéton, plus dégagé, plus végétalisé. En dessous, les fonctions compliquées se concentrent : voiture, vélo, taxi, métro, commerces, livraisons, accès techniques. Le bénéfice est clair pour le voyageur qui arrive devant la gare. La contrepartie l’est moins, mais elle compte : un espace public souterrain et hybride demande une exploitation active.
Les capacités donnent la mesure de cette mécanique. Le parking Béraudier P1 compte 1 099 places, 155 emplacements pour deux-roues motorisés, 75 places équipées pour la recharge électrique et 67 places de dépose-minute. Sous l’ensemble, un bassin mutualisé de 2 600 m³ collecte les eaux de pluie des espaces publics, des toitures de la gare, des quais, des accès au parking et du tunnel Vivier-Merle. La place basse n’est donc pas seulement un passage. C’est un morceau de ville technique, relié à la gare, au métro, aux livraisons et aux réseaux.
Le marché attribué par LPA dit aussi que cette intendance a un coût. L’avis porte sur des prestations de gardiennage, avec une part à prix mixtes et, pour la partie à prix unitaires, un plafond de 250 000 euros HT sur la durée totale du marché. Vingt offres ont été reçues. L’attribution reposait à moitié sur le prix, à moitié sur la valeur technique. Pour un site comme Béraudier, la présence humaine doit aider à faire fonctionner un lieu où les usages se croisent sans cesse.
La Part-Dieu n’en a pas fini avec ses grands gestes urbains. Mais Béraudier est déjà entré dans une phase plus silencieuse. Sa réussite se jouera aussi dans des détails très concrets : des accès qui restent compréhensibles, des flux qui ne se bloquent pas, des portes qui s’ouvrent aux bonnes heures, des zones techniques qui restent maîtrisées, une présence humaine dans la place basse.