À L’Arbresle, il ne sera pas seulement question de paysages jolis à regarder. Le 8 juin, le Géoparc Beaujolais invite les habitants à dire ce qui mérite d’être mieux transmis, mieux expliqué ou mieux protégé d’ici 2030.
Le rendez-vous est fixé de 9h à 12h à l’Espace Découverte du Pays de L’Arbresle, place Sapéon. Il s’inscrit dans la préparation du futur plan d’action 2026-2030 du Géoparc Beaujolais, après d’autres ateliers organisés à Amplepuis et Fleurie.
Derrière le mot Géoparc, il y a un territoire vaste: 121 communes, un peu plus de 240 000 habitants et environ 1 550 km². Le Beaujolais y est regardé par ses sols, ses roches, ses reliefs, ses villages, ses carrières, ses chemins, ses paysages viticoles et ses patrimoines bâtis. Pas seulement par ses bouteilles, ce qui est déjà une petite révolution culturelle.
Le label Géoparc mondial UNESCO, obtenu en 2018 puis renouvelé, vient encore d’être reconduit pour quatre ans. Il ne fonctionne pas comme une décoration éternelle. Il doit s’appuyer sur des actions concrètes: rendre des géosites plus lisibles, former des acteurs locaux, proposer de la médiation, travailler avec les écoles, orienter les visiteurs, protéger des milieux, raconter les paysages sans les transformer en décor.
Les thèmes annoncés pour l’atelier vont dans ce sens: aménagement des géosites, adaptation au changement climatique, sensibilisation, formation, biodiversité, tourisme durable, patrimoine local. La difficulté sera de passer des grands mots aux choix visibles. Où faut-il mieux guider les promeneurs? Quels lieux raconter davantage? Quels sites doivent rester fragiles plutôt que devenir des arrêts obligés? Que peut-on transmettre aux enfants du territoire avant de le vendre aux visiteurs?
Le Géoparc a aussi lancé un questionnaire pour recueillir la perception et les attentes des habitants. Ce n’est donc pas seulement une réunion pour les habitués des instances locales. La question posée est assez simple: dans le Beaujolais, qu’est-ce qui mérite de traverser les prochaines années sans perdre son sens?
La réponse peut tenir dans un sentier mieux expliqué, une ancienne carrière comprise autrement, une sortie scolaire, un panneau moins bavard mais plus utile, une balade qui apprend à lire les pierres sous les vignes. Le 8 juin, à L’Arbresle, le label UNESCO descend à hauteur de chaussures. C’est souvent là qu’on voit s’il tient debout.