De Fleurie à la gare de Belleville-en-Beaujolais, puis vers Lyon, la question n’est plus seulement de savoir quel car prendre. Il faut aussi vérifier quelles zones TCL le trajet traverse.
Depuis le 1er septembre 2025, TCL, Cars du Rhône et Libellule forment un seul réseau. Dans le Beaujolais, cela ne transforme pas un car en métro rural. Le changement paraît simple, mais il demande de nouveaux réflexes : les anciennes lignes Cars du Rhône entrent dans une même carte du réseau, une même information voyageurs et une tarification organisée par zones.
La Communauté de communes Saône-Beaujolais rappelle que son territoire se situe en zones 4 et 5. Pour un trajet local, par exemple de Beaujeu ou Fleurie vers Belleville-en-Beaujolais, le raisonnement n’est donc pas le même que pour un trajet vers Lyon. Dès que l’on rejoint le cœur de l’agglomération, il faut aussi compter la zone 1.
Le mode d’emploi tient donc d’abord aux zones. Avant de partir, il faut vérifier la zone de départ, la zone d’arrivée et les zones traversées. La promesse d’un réseau unique ne supprime pas les différences entre un trajet de proximité, un accès à une gare et une liaison jusqu’à Lyon.
Les exemples parlent assez bien du territoire : Beaujeu vers Belleville-en-Beaujolais, Fleurie vers Belleville-en-Beaujolais, Deux-Grosnes vers Villefranche-sur-Saône, ou encore Villefranche-sur-Saône vers la gare de Vaise. Le réseau se lit davantage comme une chaîne de déplacement : car, gare, métro ou bus urbain, selon le point de départ.
Il y a aussi des réflexes très pratiques à garder. Les anciens usagers Cars du Rhône ou Libellule qui utilisent une carte Oùra doivent vérifier que leur support est compatible avec leur abonnement. TCL indique que certains abonnements ne le sont pas et qu’une carte TCL peut alors être commandée gratuitement. Pour les familles, la gratuité existe jusqu’à 10 ans inclus sur le réseau unifié, avec une carte chargée de l’abonnement gratuit pour les enfants de 4 à 10 ans.
L’unification aide à rendre le réseau plus lisible, mais elle ne règle pas tout. Dans les communes moins denses, un trajet continue de dépendre des horaires, des fréquences et des correspondances. Le bon réflexe n’est donc pas seulement de chercher l’ancien nom de sa ligne. C’est de préparer son trajet comme un enchaînement : ligne actuelle, zones traversées, bon support de titre. Moins spontané, certes. Mais nettement plus efficace que d’arriver au bon arrêt avec le mauvais titre.