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Pollution à l’ozone: mardi, la ZFE lyonnaise passe en circulation différenciée

Avec la vigilance ozone du 26 mai, la ZFE lyonnaise redevient un point pratique: vignette Crit’Air, vitesse réduite et efforts à adapter.

Illustration d’un pic d’ozone lyonnais

Mardi matin, avant de prendre la voiture dans Lyon, un geste vaut mieux qu’un réflexe: regarder la vignette Crit’Air.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes prévoit pour le 26 mai un épisode de pollution à l’ozone sur plusieurs zones de la région, dont le bassin Lyon Nord-Isère. Dans la métropole, ce type d’épisode peut vite devenir très concret: circulation différenciée dans la zone à faibles émissions, vitesse réduite sur certains axes et prudence accrue pour les personnes sensibles.

La ZFE lyonnaise couvre Lyon, Caluire-et-Cuire, ainsi que les secteurs de Villeurbanne, Bron et Vénissieux situés à l’intérieur du boulevard périphérique Laurent-Bonnevay. Les grands axes comme la M6, la M7 et les périphériques sont aussi dans le paysage quotidien de ces restrictions. En cas de circulation différenciée, les véhicules les plus polluants peuvent être écartés du périmètre, selon le niveau décidé par la préfecture.

Un point mérite d’être retenu par les petits rouleurs: la dérogation habituelle ne vaut pas pendant une mesure de restriction prise pour un épisode de pollution. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une voiture roule peu dans l’année qu’elle peut circuler librement dans la ZFE lors d’un pic.

L’ozone est un polluant un peu traître. Il ne se voit pas comme une fumée à la sortie d’un pot d’échappement. Il se forme dans l’air, sous l’effet du soleil, à partir d’autres polluants déjà présents, notamment ceux liés au trafic, à certaines activités industrielles et aux solvants. Le piège est simple: l’air peut sembler clair alors que les concentrations montent.

Pour les habitants, le bon réflexe n’est pas de tout arrêter, mais d’adapter la journée. Les personnes asthmatiques, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou fragiles du cœur et des poumons ont intérêt à éviter les efforts intenses, les grands axes aux heures de pointe et les sorties au moment où le soleil tape le plus. Pour les coureurs, cyclistes sportifs, clubs et sorties scolaires, le plus simple est souvent d’alléger l’intensité, d’avancer l’activité le matin ou de reporter ce qui peut l’être.

L’épisode ne dit pas la même chose que le bilan annuel de la qualité de l’air. Le bilan raconte une tendance de fond. La vigilance de mardi pose une question beaucoup plus immédiate: quels trajets, quels efforts et quelles émissions éviter quand l’ozone monte?

Mardi, le bon réflexe tient donc en peu de choses: vérifier sa vignette, lever un peu le pied et éviter les efforts en plein pic. Pas héroïque, mais utile.