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À Charpennes, des volontaires de plus de 80 ans pour aider la recherche

Les HCL recherchent des volontaires de 80 ans et plus pour l’étude REFIPA sur les infections respiratoires liées au vieillissement.

Illustration - recherche médicale à Charpennes

À l’hôpital des Charpennes, à Villeurbanne, la recherche peut commencer par un rendez-vous assez simple: une personne de plus de 80 ans, en bonne santé, une prise de sang, un écouvillon dans le nez. Rien de spectaculaire. Mais pour les équipes des Hospices Civils de Lyon, ces volontaires peuvent aider à mieux comprendre pourquoi les infections respiratoires ne touchent pas le corps âgé comme un corps plus jeune.

L’étude REFIPA recherche des personnes de 80 ans et plus, vivant dans l’agglomération lyonnaise, sans signe d’infection respiratoire au moment de la participation. L’objectif est de disposer d’un groupe de référence: des volontaires âgés non malades, dont les résultats pourront être comparés à ceux de patients âgés hospitalisés pour une infection virale.

Les HCL indiquent que la participation comprend une prise de sang et un écouvillon nasopharyngé. Une indemnisation de 30 euros est prévue, ainsi qu’un remboursement des frais de transport dans la limite de 50 euros. Les personnes intéressées peuvent joindre l’équipe de recherche au 04 78 86 65 19.

Le vivier potentiel existe. Dans la métropole de Lyon, l’Insee comptait déjà près de 76 000 habitants âgés de 80 ans ou plus en 2021. Tous ne sont évidemment pas concernés, disponibles ou éligibles. Mais cette population n’est pas marginale: elle fait partie du quotidien médical, familial et social du territoire.

C’est ce qui rend l’appel intéressant. Ici, le volontaire n’est pas un patient que l’on soigne pour une maladie déclarée. Il aide à établir ce que peut être une réponse de référence chez une personne très âgée sans infection apparente. Pour mieux repérer ce qui change pendant une infection, il faut aussi savoir ce qui se passe quand aucun symptôme n’est visible.

Le contexte donne du poids à cette question. Santé publique France a encore observé, pendant la saison 2025-2026, une forte activité des infections respiratoires aiguës entre novembre et février, avec un impact hospitalier marqué de la grippe. Pour les personnes âgées, ces épisodes peuvent vite peser davantage: une infection banale sur le papier devient parfois une hospitalisation, une perte d’autonomie, ou un retour à domicile plus fragile.

Avant de participer, le bon réflexe reste simple: demander ce qui sera fait, combien de temps durera la visite, quelles données seront conservées, qui pourra les utiliser, si des résultats individuels seront communiqués, et comment retirer son accord si l’on change d’avis. Dans une étude clinique, dire oui doit rester un choix compris, pas un geste de confiance automatique.