
Au troisième trimestre 2026, l’Île-de-France enregistre 100 460 créations d’entreprises, soit 16,9 % de plus qu’un an auparavant, selon les données corrigées des variations saisonnières et calendaires de l’Insee. Près de deux sur trois sont des microentreprises. Mais depuis fin 2019, les créations classiques ont elles aussi augmenté de 42 % dans la région, contre 26 % en France.
Sur les 14 520 créations supplémentaires comptabilisées en un an, 11 340 concernent des microentrepreneurs. Leur nombre bondit de 21 %, à 65 260. Ils expliquent ainsi 78 % de la hausse régionale.
Les créations classiques, qui regroupent sociétés et entreprises individuelles hors microentrepreneurs, progressent moins rapidement, mais enregistrent tout de même 3 170 immatriculations supplémentaires en un an, à 35 200. Une augmentation de 9,9 %.
Depuis 2019, l’écart s’est creusé avec la France
Depuis le quatrième trimestre 2019, le nombre trimestriel de créations franciliennes, microentreprises comprises, a augmenté de près de 60 %, selon les séries corrigées des variations saisonnières de l’Insee.
La progression de 42 % des créations classiques sur cette période dépasse nettement les 26 % enregistrés à l’échelle nationale. L’Île-de-France se distingue donc aussi par la croissance des entreprises hors régime de microentrepreneur.
Sur la seule dernière année, le contraste s’inverse légèrement : les créations classiques progressent de 9,9 % dans la région, contre 10,5 % en France. Mais cette différence récente ne gomme pas l’avance accumulée depuis 2019.
Une immatriculation ne correspond pas automatiquement à une activité économique. Le régime de microentrepreneur permet notamment de tester un projet ou de compléter un revenu. Parmi les microentrepreneurs immatriculés entre 2021 et 2023, 64 % avaient effectivement démarré leur activité dans les deux ans, selon une étude nationale de l’Insee.
Paris apporte le volume, la Seine-et-Marne affiche la plus forte hausse
Cette croissance concerne les huit départements franciliens, à des rythmes différents.
En données brutes, Paris reste de loin le premier département pour les créations d’entreprises, avec 33 800 immatriculations entre juillet et septembre 2026, en hausse de 20,1 % sur un an. La Seine-Saint-Denis suit avec 11 560 créations (+20,7 %), devant les Hauts-de-Seine, qui en comptent 9 840 (+9,6 %).
La Seine-et-Marne affiche pourtant la progression la plus rapide : +25,1 %, pour 7 680 créations. Le Val-d’Oise (+19,4 %) et le Val-de-Marne (+18,5 %) enregistrent également de fortes hausses, tandis que l’Essonne (+15,3 %) et les Yvelines (+12,3 %) progressent plus modérément.
En nombre, Paris conserve cependant une nette avance : environ 5 650 créations supplémentaires en un an, contre 1 540 en Seine-et-Marne.