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Orange coupe la 2G dans quatre départements : les machines qu’on oublie derrière le réseau

Orange éteint sa 2G ce 6 octobre dans quatre départements franciliens. Alarmes, téléassistances ou ascenseurs peuvent encore dépendre de ce réseau.

Illustration - réseau 2G et équipements connectés

Ce mardi 6 octobre, Orange coupe son réseau 2G en Seine-et-Marne, dans l’Essonne, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Paris, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise suivront le 20 octobre.

Pour la plupart des smartphones récents, le basculement sera invisible. Les appareils à surveiller sont souvent ceux auxquels on ne pense jamais comme à des téléphones : téléassistance d’une personne âgée, alarme, appel d’urgence d’un ascenseur, terminal de paiement, portail automatique, capteur ou système de télésurveillance. Orange les cite parmi les équipements susceptibles d’utiliser encore son réseau 2G. Après la coupure, ceux qui fonctionnent uniquement en 2G et ne sont pas compatibles avec les réseaux plus récents ne pourront plus communiquer via le réseau mobile Orange.

Ils sont devenus minoritaires, mais pas anecdotiques. Fin juin 2026, l’Arcep comptait encore 1,7 million de terminaux fonctionnant exclusivement en 2G en France métropolitaine, tous opérateurs confondus. Leur nombre avait chuté de 41,4 % en un an. Dans le même temps, la 2G et la 3G réunies représentaient désormais moins de 1 % du trafic mobile mesuré par les experts de l’Arcep.

Les usages courants ont déjà migré vers la 4G et la 5G, mais certaines machines installées il y a plusieurs années continuent de communiquer en arrière-plan sans attirer l’attention. Dans les copropriétés, l’Arcep cite encore les téléalarmes d’ascenseurs, des systèmes d’alarme et de télésurveillance, certains interphones ou le pilotage à distance du chauffage. Un équipement de bâtiment peut rester en place bien après que la génération de réseau choisie lors de son installation est devenue obsolète.

Maintenir cette couche ancienne a aussi un coût technique. Les industriels abandonnent progressivement les équipements nécessaires à la 2G et à la 3G, tandis que les fréquences libérées peuvent être réutilisées pour les réseaux plus récents. L’Arcep indique que plus de 99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont déjà équipés en 4G. L’extinction d’une technologie ne signifie donc pas que les antennes disparaissent ou que les territoires concernés perdent leur couverture mobile.

Elle ne signifie pas non plus que toute la 2G s’éteint aujourd’hui. Chaque opérateur suit son propre calendrier. SFR prévoit l’arrêt de son réseau 2G le 15 novembre ; Bouygues Telecom doit généraliser le sien entre le 1er et le 15 décembre.

Nos téléphones se renouvellent vite. Les équipements techniques, beaucoup moins. En Seine-et-Marne, Essonne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, vérifier un ancien équipement connecté consiste désormais à demander à son fabricant, à son installateur ou à son fournisseur de service s’il utilise encore la 2G. À Paris, dans les Yvelines, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise, il reste deux semaines pour faire la même vérification.

Sources consultées
  1. OrangeArrêt de la 2G Orange : êtes-vous concerné ?
  2. ArcepExtinction des réseaux mobiles 2G et 3G
  3. ArcepImpact de l’extinction des technologies 2G et 3G sur la couverture des réseaux mobiles en métropole
  4. ArcepFermeture des réseaux mobiles 2G et 3G : ce qu’il faut anticiper