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De Meudon à Gretz, deux façons franciliennes de regarder la nuit

Le 10 octobre, un grand site scientifique des Hauts-de-Seine et un observatoire associatif de Seine-et-Marne ouvrent leurs portes et leurs instruments au public.

Illustration - Télescopes dans la nuit francilienne

Samedi 10 octobre, à Meudon, Carine Briand parlera de pollution lumineuse avant que Mathieu Servillat entraîne le public vers les amas globulaires. Puis les télescopes sortiront, tandis qu’un atelier cherchera plus près du sol les chauves-souris. À Gretz-Armainvilliers, en Seine-et-Marne, les astronomes amateurs de l’Uranoscope observeront eux aussi le ciel, au bord de l’arboretum du Val des Dames.

Les deux rendez-vous participent au Jour de la Nuit, dans deux cadres très différents de l’astronomie francilienne.

À Meudon, le site de l’Observatoire fête cette année 150 ans d’astronomie. Jules Janssen y installe à partir de 1876 un établissement consacré à une discipline alors nouvelle, l’astrophysique, sur les vestiges de l’ancien château. Le site reste aujourd’hui un campus de recherche. Pour la soirée du 10 octobre, le LUX de l’Observatoire de Paris-PSL s’associe notamment au Club Astro de La Bêta-Pi et au laboratoire LIRA. L’entrée est libre et les activités gratuites à partir de 19 h à la Loggia, par la rampe de Trivaux.

Gretz offre un autre décor. L’Uranoscope réunit un observatoire et un planétarium à la lisière d’un arboretum d’une quinzaine d’hectares, au cœur de la Brie boisée. Ici, regarder le ciel n’attend pas une manifestation nationale: l’association ouvre déjà son observatoire gratuitement certains samedis soirs, sans réservation, aux curieux comme aux amateurs plus expérimentés. Le 10 octobre, elle ajoutera aux observations une sensibilisation à la faune et à la flore nocturnes. La Ville annonce également des actions d’extinction de l’éclairage public, sans en préciser le périmètre.

Cette réduction de la lumière n’a rien d’un simple décor pour mieux voir les étoiles. Selon l’Office français de la biodiversité, 72 % de la partie terrestre de la France hexagonale était exposée en 2023 à un niveau élevé de pollution lumineuse diffuse en cœur de nuit, par ciel clair. Les lumières artificielles peuvent attirer et piéger insectes et oiseaux; les chauves-souris, au contraire, peuvent les fuir au point de voir leurs déplacements et leur chasse perturbés.

À Meudon comme à Gretz, réduire la lumière fait ainsi apparaître deux choses à la fois. Un ciel éclairé efface des étoiles; une rue ou un parc trop éclairé modifie aussi la manière dont certaines espèces occupent la nuit.

Le Jour de la Nuit en fait samedi une expérience publique. À Meudon, les télescopes resteront installés jusqu’à 23 h près d’un site où l’on étudie les astres depuis un siècle et demi. À Gretz-Armainvilliers, rendez-vous à 21 h, allée Camille-Flammarion, sous la petite coupole de l’Uranoscope et au bord des arbres du Val des Dames.

Sources consultées
  1. LUX, Observatoire de Paris-PSLJour de la Nuit 2026
  2. Observatoire de Paris-PSLIl y a 150 ans, fondation de l’astrophysique à Meudon
  3. Association Française d’AstronomieUranoscope de l’Ile de France
  4. Ville de Gretz-ArmainvilliersUranoscope : Le jour de la nuit
  5. Office français de la biodiversitéLes pollutions