
Vendredi 11 septembre, la Ménagerie de verre, dans le 11e arrondissement de Paris, ouvre le Festival d’Automne avec nora chipaumire. De midi à 23 heures, son « marché carte noire » mêle art, musique, mode et cuisine ; à 20 heures, l’artiste zimbabwéenne monte sur scène avec cinq femmes de la communauté Lébou du Sénégal. C’est le premier jour d’une édition qui ne s’arrêtera pas aux limites de Paris.
Jusqu’au 19 décembre, le Festival annonce 75 projets et 450 représentations dans près de 60 lieux. Paris en concentre l’essentiel, mais six autres départements franciliens participent à cette saison. Et la meilleure façon d’en prendre la mesure consiste moins à compter les salles qu’à suivre les œuvres lorsqu’elles changent d’adresse.
Silence, composé par Lucie Antunes et chorégraphié par Mathilde Monnier, en donne un bon exemple. Après Paris, le spectacle passe les 16 et 17 octobre par la Maison des Arts de Créteil, dans le Val-de-Marne. Il revient ensuite au CENTQUATRE avant de gagner le Théâtre-Sénart, à Lieusaint en Seine-et-Marne, les 13 et 14 novembre. Même création, trois salles dans trois villes différentes.
Bunker, de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre, dessine une autre traversée. Créé au Théâtre de Gennevilliers à partir du 17 septembre, il passe par Paris puis Malakoff avant de terminer son parcours francilien les 16 et 17 décembre au Théâtre des Louvrais, à Cergy. Gennevilliers et Points communs à Cergy-Pontoise ne se contentent d’ailleurs pas de recevoir la pièce : les deux scènes en sont coproductrices avec le Festival et plusieurs autres institutions.
À Bobigny, la MC93 accueille notamment en octobre Qunfudh, une première mondiale de la chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen, ainsi que plusieurs pièces de la plateforme Mosaïque. Le 4 décembre, le Théâtre de Corbeil-Essonnes reçoit Le jour d’après d’Aurélie Charon et du collectif Radio Live, après ses premières représentations parisiennes.
Cette circulation n’est pas née en 2026. Depuis sa création en 1972, le Festival d’Automne fonctionne sans salle propre et s’appuie sur des lieux partenaires à Paris et en Île-de-France. Cette année encore, des œuvres passent de la rue Lechevin à Paris à Créteil, Bobigny ou Lieusaint ; Bunker termine son parcours francilien les 16 et 17 décembre au Théâtre des Louvrais, à Cergy.