
Le nouveau marché du Pam francilien entre officiellement en phase d’exploitation ce 1er septembre. Pour ce transport à la demande destiné aux personnes en situation de handicap, Île-de-France Mobilités change surtout la manière dont une course est organisée : la relation avec l’usager reste centralisée, mais les trajets sont désormais répartis entre un opérateur pour l’Ouest francilien et un autre pour l’Est, avec un contrôle séparé de la qualité du service.
Le découpage traverse les huit départements. Citémobil prend en charge les courses dans les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise ; Keolis Mobilité Paris celles de Paris, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Kisio CDS conserve le centre de services, chargé notamment des inscriptions, réservations, factures et réclamations. Service Public Lab contrôle les prestations. Les quatre contrats courent sur 48 mois.
Cette nouvelle organisation répond à une faiblesse bien identifiée du Pam. Après la régionalisation complète du service en 2025, Île-de-France Mobilités comptait environ 23 000 usagers et près de 800 000 courses annuelles. Les tarifs et l’accès ont été harmonisés, mais les annulations tardives et leur mauvaise gestion restaient un point noir. Pour 2026, l’autorité organisatrice a prévu 78 millions d’euros pour le service et 50 000 courses supplémentaires. IDFM annonce aussi 20 % de conducteurs supplémentaires avec les nouveaux contrats.
Île-de-France Mobilités avait annoncé que le logiciel de planification des courses serait désormais géré directement par le transporteur. Le transporteur chargé d’exécuter la course doit donc aussi gérer le logiciel qui la planifie. Le choix de deux zones, Est et Ouest, répond à la même logique : IDFM souligne que les déplacements Pam sont souvent courts et de proximité, même si le service reste accessible à l’échelle régionale.
Les garanties sont également renforcées lorsque le service échoue. À partir de septembre, une course annulée le jour même doit donner lieu à un service de remplacement. Si le service annule la veille ou le jour même sans proposer d’alternative, les frais engagés par l’usager pour effectuer le trajet doivent être remboursés. Un retard du véhicule de plus de 45 minutes permet aussi d’annuler sans frais ni pénalité.
Le calendrier comporte toutefois deux dates. La délibération du marché fixe sans ambiguïté le début de sa phase d’exploitation au 1er septembre. Mais le site Pam annonce aux voyageurs une « nouvelle organisation du service » à partir du 1er novembre et suspend, pour préparer cette transition, les nouvelles demandes de trajets réguliers du 18 août au 30 septembre. Les documents publics consultés ne détaillent pas davantage ce qui bascule pendant ces deux mois.
La nouvelle organisation sépare donc plus nettement les rôles : un centre pour parler à l’usager, deux opérateurs pour planifier et transporter, un autre pour contrôler. Son efficacité se mesurera beaucoup plus simplement. À Versailles comme à Cergy, Meaux, Saint-Denis, Créteil ou Évry, une course réservée devra d’abord avoir lieu à l’heure prévue et, lorsqu’elle ne peut pas être assurée, laisser rapidement place à une solution.
Sources consultées
- Île-de-France MobilitésDélibération n° 20260213-055 : Marché n°2025-045, renouvellement des marchés du PAM Francilien
- Île-de-France MobilitésPAM : renouvellement du marché et de nouvelles obligations pour les délégataires
- Île-de-France MobilitésPAM : Valérie Pécresse propose de nouvelles mesures pour améliorer le service en 2026
- Île-de-France MobilitésPlus de garanties et plus de fiabilité pour les usagers du service PAM
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