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West Nile : huit cas humains dans cinq départements franciliens

Huit cas humains sont recensés dans cinq départements franciliens, après des détections du virus chez les moustiques et les oiseaux dès mai et juin.

Moustique Culex en Île-de-France

Huit cas humains autochtones de West Nile sont désormais recensés en Île-de-France : trois en Essonne, deux en Seine-Saint-Denis, un dans le Val-de-Marne, un dans le Val-d’Oise et un en Seine-et-Marne. Cette dernière apparaît pour la première fois dans le bilan humain francilien de 2026.

Le bilan a nettement progressé depuis notre point du 21 août, qui comptait trois cas dans deux départements. Mais les dates des symptômes racontent une chronologie beaucoup plus étalée. Les premiers symptômes sont apparus entre le 12 et le 14 juillet en Essonne, le 13 juillet en Seine-Saint-Denis, le 17 juillet dans le Val-de-Marne et le 3 août dans le Val-d’Oise comme en Seine-et-Marne.

La hausse du compteur publiée fin août correspond donc en partie à des infections identifiées plusieurs semaines après leur apparition. L’expérience de 2025 donne une idée de ce délai : pour les cas franciliens alors documentés de West Nile, Usutu ou d’infection indifférenciée entre les deux virus, il s’écoulait en médiane 24 jours entre les premiers symptômes et le signalement à l’ARS.

Surtout, la carte du virus avait commencé à se dessiner avant celle des patients. En mai, West Nile avait été détecté dans des excrétas de moustiques collectés dans le Val-de-Marne. En juin, six oiseaux positifs avaient été trouvés à Paris, en Seine-et-Marne, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Le premier cas humain de Seine-et-Marne arrive ainsi après un signal animal déjà présent dans le département depuis deux mois.

West Nile est suivi simultanément chez l’humain, les chevaux, les oiseaux et les moustiques. Les oiseaux constituent le principal réservoir du virus, transmis accidentellement à l’homme par des moustiques du genre Culex. Ces différents réseaux permettent de repérer chacun une partie d’une circulation qui resterait difficile à mesurer par les seuls diagnostics humains.

La réponse diffère aussi de celle utilisée contre le moustique tigre. Chez West Nile, l’être humain ne transmet pas suffisamment de virus à un moustique pour entretenir le cycle. Santé publique France indique donc que la gestion repose surtout sur la sécurité des transfusions et des greffes, beaucoup moins sur des démoustications autour de chaque cas.

Six des huit patients franciliens recensés cette année ont présenté une forme neuro-invasive. Ce chiffre ne mesure toutefois pas la gravité moyenne d’une infection : Santé publique France estime qu’environ 80 % des infections humaines passent sans symptômes et que les manifestations neurologiques concernent moins de 1 % des infections.

Avec ce premier cas humain, la Seine-et-Marne rejoint désormais l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise sur la carte humaine de l’épisode francilien de 2026.

Sources consultées
  1. Santé publique FranceSurveillance sanitaire en Île-de-France. Bulletin du 27 août 2026
  2. Santé publique FranceChikungunya, dengue, Zika et West Nile en France hexagonale. Bulletin de la surveillance renforcée du 26 août 2026
  3. Santé publique FranceChikungunya, dengue, zika, virus West Nile et Usutu en Île-de-France. Bilan 2025