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Ozone : les restrictions touchent aussi les jardins et les industries en Île-de-France

Vitesses abaissées, brûlages suspendus et certains travaux reportés : les mesures contre l’ozone s’appliquent ce 14 août dans les huit départements franciliens.

Illustration - Routes franciliennes sous l'ozone

Les vitesses maximales autorisées sont abaissées ce vendredi 14 août sur les grands axes d’Île-de-France. Mais l’épisode de pollution à l’ozone touche aussi les usines, les exploitations agricoles, les jardins et les espaces verts : le préfet de police a déclenché une série de mesures destinées à réduire les émissions dans toute la région.

Sur les routes, les portions normalement limitées à 130 km/h passent à 110, celles à 110 à 90, et celles à 80 ou 90 km/h à 70. Les installations industrielles concernées doivent appliquer leurs prescriptions particulières et réduire leurs émissions. L’écobuage et le brûlage à l’air libre des déchets verts sont suspendus. Les travaux d’entretien utilisant un moteur thermique, mais aussi certains produits à base de solvants comme les peintures ou vernis, doivent être reportés dans les jardins, espaces verts et lieux privés. Ces mesures s’appliquent chaque jour de 5 h 30 à 22 h, jusqu’à leur levée.

C’est la nouvelle étape de l’épisode annoncé mercredi. Le seuil d’information et de recommandation, fixé à 180 µg/m³ pour l’ozone, a été dépassé jeudi selon les informations relayées par la Ville de Garches. Airparif prévoit encore un dépassement ce vendredi, avec un maximum compris entre 180 et 220 µg/m³ dans l’agglomération.

La variété des restrictions vient de la façon dont l’ozone se forme. Contrairement à un polluant rejeté directement par un pot d’échappement ou une cheminée, l’ozone de basse altitude apparaît dans l’atmosphère par transformation d’autres polluants, notamment des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, sous l’effet du soleil et de fortes températures. Trafic routier, solvants et certaines activités industrielles peuvent ainsi contribuer à fournir les ingrédients d’un épisode qui se manifeste plusieurs heures plus tard.

Cela explique aussi pourquoi l’affaire concerne réellement les huit départements franciliens. L’ozone a le temps de se former pendant que les masses d’air se déplacent. Airparif observe ainsi des niveaux généralement plus importants dans les zones périurbaines et rurales que dans le cœur de l’agglomération. Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne ne résument donc pas l’épisode : la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne et le Val-d’Oise sont pleinement dans son territoire.

Airparif prévoit et détecte les dépassements ; le choix des mesures revient au préfet de police, en lien avec les préfets de la région et des départements. Les restrictions ne font pas disparaître l’ozone déjà présent. Elles cherchent à limiter les émissions qui alimentent sa formation pendant une période de chaleur et de fort ensoleillement particulièrement favorable.

Airparif prévoit de nouveau le seuil d’information pour samedi 15 août, avec un maximum d’ozone attendu entre 160 et 190 µg/m³. Les restrictions restent en vigueur jusqu’à leur levée par les autorités.

Sources consultées
  1. AirparifBulletin spécial
  2. Ville de GarchesÉpisode de pollution – déclenchement de nouvelles mesures - vendredi 14 août
  3. AirparifLa procédure d'information et d'alerte
  4. AirparifL'ozone de basse altitude