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France Travail : près d’un Francilien sur deux inscrit depuis un an

Les inscriptions en catégories A, B et C progressent dans les huit départements. Les nouvelles règles amplifient la hausse, mais les inscriptions longues bondissent de 11,6 %.

Illustration - Agence France Travail en Île-de-France

Les inscriptions à France Travail augmentent dans les huit départements franciliens. Au deuxième trimestre 2026, 1 089 960 personnes figurent dans les catégories A, B et C, qui réunissent les demandeurs tenus de chercher un emploi, avec ou sans activité réduite. Leur nombre progresse de 1,6 % en trois mois et de 5,1 % en un an.

La hausse va de 0,8 % dans les Hauts-de-Seine à 2,2 % dans le Val-de-Marne. Elle atteint 1,2 % en Seine-Saint-Denis, 1,4 % dans le Val-d’Oise, 1,5 % dans les Yvelines, 1,7 % en Seine-et-Marne et en Essonne, et 2 % à Paris. Sur un an, le Val-de-Marne enregistre également la progression la plus forte, à 8,2 %, contre 3 % dans la capitale.

Ce classement décrit l’évolution des fichiers, pas à lui seul celle des économies départementales. Depuis janvier 2025, l’inscription est devenue systématique pour les bénéficiaires du RSA, certains jeunes accompagnés par les missions locales et les personnes suivies par Cap emploi. Les règles d’actualisation et de sanction ont également changé. France Travail inscrit désormais des publics plus nombreux et plus divers, mais ses statistiques sont devenues plus difficiles à comparer avec les années précédentes.

France Travail et la Dares ont donc calculé une série complémentaire, limitée aux publics non concernés par l’inscription automatique et corrigée des principaux changements de procédure. Sur ce champ, les catégories A, B et C auraient progressé de 0,7 % au deuxième trimestre, et non de 1,6 %. La réforme amplifie le mouvement régional sans le créer. Cette correction n’est toutefois pas publiée département par département, ce qui interdit de transformer l’écart entre les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne en palmarès précis de la dégradation de l’emploi.

Le phénomène le plus net concerne la durée d’inscription. Près de 493 700 Franciliens sont inscrits dans les catégories A, B et C depuis au moins un an, soit 45,3 % de l’ensemble. Leur nombre a augmenté de 11,6 % en douze mois, alors que celui des personnes inscrites depuis moins d’un an n’a progressé que de 0,3 %. Parmi les situations longues, les inscriptions comprises entre un et deux ans bondissent même de 15,6 %.

Un autre indicateur, construit indépendamment des fichiers de France Travail, va dans la même direction. Au premier trimestre 2026, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est passé de 7,7 % à 7,9 % en Île-de-France. Il a augmenté dans chacun des huit départements, avec des niveaux allant de 6,3 % à Paris à 11,1 % en Seine-Saint-Denis. Il ne mesure ni la même population ni la même période, mais confirme que toute la hausse ne vient pas d’un changement administratif.

Les nouvelles règles ont étendu l’inscription à de nouveaux publics. Elles n’expliquent pas, à elles seules, la hausse de 11,6 % des inscriptions d’au moins un an.

Sources consultées
  1. DRIEETS Île-de-France, France Travail et DaresLes inscrits à France Travail en Île-de-France au 2e trimestre 2026
  2. InseeTaux de chômage localisés au 1er trimestre 2026