
La chaleur va gagner rapidement toute l’Île-de-France. Mardi après-midi, Météo-France prévoit de 28 à 31 °C selon les secteurs. Ses prévisions locales, actualisées lundi 27 juillet à 15 heures, annoncent mercredi jusqu’à 38 °C à Créteil, 37 °C à Paris, Saint-Denis, Boulogne-Billancourt, Argenteuil et Étampes, ainsi que 36 °C à Versailles et Melun. Les températures devraient ensuite reculer jeudi, tout en restant supérieures aux normales.
À 16 heures lundi 27 juillet, aucun des huit départements franciliens n’était placé en vigilance canicule pour mardi. La carte ne permettait pas encore de connaître le niveau retenu pour mercredi, jour du pic attendu. Les bulletins sont actualisés au moins deux fois par jour, à 6 heures et à 16 heures. Les habitants peuvent suivre la carte officielle de vigilance de Météo-France, qui fera foi si le niveau d’alerte évolue.
La vigilance ne dépend pas seulement de la température maximale. Elle tient aussi compte de la chaleur nocturne, de la durée de l’épisode et de ses effets sanitaires prévisibles.
La hausse touchera les huit départements, mais elle ne prendra pas exactement la même forme partout. Mercredi matin, Météo-France prévoit encore 21 °C à Paris et Saint-Denis, 20 °C à Versailles et Argenteuil, 19 °C à Créteil, Boulogne-Billancourt et Étampes, contre 18 °C à Melun. Dans les quartiers denses et les logements qui ont peu refroidi pendant la nuit, la journée commencera avec une chaleur déjà accumulée. En grande couronne, la baisse nocturne pourra être un peu plus marquée, sans empêcher des maximales de 36 ou 37 °C l’après-midi.
Mercredi, les précautions concernent en priorité les activités extérieures, le travail exposé, les déplacements avec de jeunes enfants et les logements difficiles à rafraîchir.
L’Agence régionale de santé recommande de boire régulièrement, de fermer les volets pendant la journée, de mouiller son corps, d’éviter les efforts physiques et de passer du temps dans un endroit frais. Les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes handicapées ou atteintes de maladies chroniques, les personnes isolées et les travailleurs en extérieur sont les plus exposés. Des vertiges, une fatigue inhabituelle, une forte fièvre, des nausées ou des propos incohérents doivent alerter. En cas de malaise ou d’urgence, il faut appeler le 15, le 18 ou le 112.
La région aborde ce nouvel épisode après deux périodes déjà marquées par une forte mortalité. Santé publique France estime que la canicule du 17 juin au 2 juillet s’est accompagnée de 1 999 décès toutes causes en excès en Île-de-France, soit 81,2 % de plus que le nombre attendu. Cette surmortalité francilienne, calculée à partir de données provisoires arrêtées au 20 juillet, ne mesure pas les effets de la chaleur annoncée cette semaine. Elle montre néanmoins pourquoi une remontée rapide des températures peut devenir un sujet sanitaire avant même l’activation d’une vigilance renforcée.
Météo-France qualifie l’épisode de quatrième vague de chaleur de l’été et prévoit que les températures resteront élevées pendant la semaine, sans pouvoir encore en préciser complètement la durée. Les prochains bulletins devront fixer le niveau de vigilance pour mercredi, puis confirmer les températures nocturnes, de Saint-Denis à Melun et de Créteil à Versailles.