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À La Défense, on vous demande de retrouver l’épée de Charlemagne. Le Louvre l’a déjà

Dès le 17 octobre, la Cité de l’Histoire propose une enquête autour de Joyeuse, l’épée de Charlemagne. Au Louvre, sa véritable histoire contredit la légende.

Illustration - Épée médiévale et énigmes

À partir du samedi 17 octobre, sous la Grande Arche de La Défense, les visiteurs de la Cité de l’Histoire devront retrouver une épée disparue. Dix-sept salles, des coffres à ouvrir, des messages à déchiffrer : l’enquête les entraînera sur les traces de Joyeuse, l’épée légendaire de Charlemagne.

Seulement voilà : Joyeuse n’a pas disparu. Elle est exposée au musée du Louvre, salle 502. Et ses différentes pièces sont postérieures à la mort de Charlemagne.

Dix-sept salles, dix siècles à déchiffrer

L’expérience imaginée par Amaclio Productions repose sur un scénario qui traverse dix siècles. Munis d’un carnet d’explorateur, les participants doivent coopérer pour résoudre les énigmes et progresser d’époque en époque.

Au programme annoncé : des blasons à décoder, des personnages à interroger, des projections monumentales et des scènes historiques reconstituées. L’enquête passe notamment par l’abbaye de Saint-Denis en 1429, puis par les années de l’Occupation.

Selon l’organisateur, le dispositif associe comédiens et personnages filmés grandeur nature.

En 2023, « La clé des siècles » proposait déjà dix-sept salles pour quarante minutes de spectacle historique. Cette fois, la Cité de l’Histoire annonce une enquête collective d’environ 1 h 15, où les visiteurs doivent chercher eux-mêmes les indices pour avancer.

Une épée fabriquée plusieurs siècles après Charlemagne

Le passage par Saint-Denis n’est pas anodin. C’est précisément dans le trésor de cette abbaye que l’épée aujourd’hui conservée au Louvre est restée jusqu’à la Révolution française.

Son histoire matérielle est fascinante. Selon le Louvre, le pommeau orné d’oiseaux remonte aux Xe-XIe siècles. La garde, décorée de dragons ailés, date du XIIe siècle. La poignée pourrait être des XIIIe-XIVe siècles. Quant à la lame, elle a été profondément remaniée aux XVIIIe-XIXe siècles.

Charlemagne étant mort en 814, aucun de ces éléments ne peut lui avoir appartenu sous sa forme actuelle.

L’objet apparaît pour la première fois dans les archives en 1271, soit plus de quatre siècles après la disparition de l’empereur. Pourtant, cette épée a servi lors des sacres des rois de France. Son attribution à Charlemagne contribuait à rattacher les nouveaux souverains à un passé impérial prestigieux.

L’épée n’avait pas besoin d’être authentiquement carolingienne pour devenir un puissant symbole de la monarchie. Sa légende faisait partie de sa valeur.

Il y a donc deux énigmes derrière le parcours proposé à Puteaux : celle, inventée, de la disparition de Joyeuse, et celle, historique, d’un objet dont les différentes pièces racontent des siècles de transformations.

Comment participer ?

Le parcours est annoncé du 17 octobre 2026 au 3 janvier 2027, sous la Grande Arche, au 1 parvis de La Défense, à Puteaux.

Les séances sont prévues les samedis et dimanches, de 10 h à 18 h, avec un dernier départ annoncé à 17 h 30, ainsi que du mercredi au dimanche pendant les vacances scolaires de la zone C. Comptez environ 1 h 15 de visite.

Le plein tarif est de 17,99 €, le tarif réduit de 14,99 € et celui des moins de 8 ans de 10,99 €. Le parcours est annoncé accessible aux personnes à mobilité réduite. Les billets sont disponibles sur la billetterie officielle de l’Épée de Charlemagne.

Au Louvre, on peut admirer Joyeuse. À Puteaux, il faudra ouvrir les coffres pour la retrouver.

Sources consultées
  1. La Cité de l'HistoireL'Épée de Charlemagne
  2. Amaclio ProductionsL'Épée de Charlemagne, l'expérience immersive
  3. Musée du LouvreÉpée du sacre des rois de France, MS 84
  4. Paris La DéfenseDès le 17 janvier 2023, La Cité de l'Histoire va enchanter le territoire !
  5. Paris La DéfenseCité de l'Histoire : l'Épée de Charlemagne à partir du 17 octobre 2026