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À Antony, le Vélibus cherche son métier

Scolaires le matin, seniors et transport à la demande ensuite : Antony teste si un même Vélibus peut assurer plusieurs petits services de mobilité.

Vélibus sur une rue d’Antony

Pendant quatre jours, Antony n’a pas testé une nouvelle ligne de transport, mais plusieurs métiers possibles pour deux Vélibus. Du 6 au 9 septembre, ces véhicules multiplaces ont servi de navettes pour le Forum des associations, conduit des élèves de 6e vers les collèges Descartes et Henri-Georges-Adam, assuré du transport à la demande et emmené des résidents de l’établissement Renaitre vers le marché ou le parc de Sceaux.

Le programme était construit pour faire varier les usages au fil de la journée. Les lundi et mardi, les collégiens occupaient les créneaux de 8 h à 10 h et de 16 h à 18 h. Entre les deux, les véhicules circulaient sur réservation. Un petit transport collectif peut difficilement être utilisé efficacement s’il ne sert qu’une poignée d’élèves deux fois par jour. Le pari consiste donc à l’occuper davantage en le faisant passer du scolaire au transport social, puis à une course à la demande, sans changer de véhicule.

Les deux modèles choisis, le Waylibus de Human-Mob et le OuiCycle de France Quadricycle, appartiennent à cette famille encore peu courante de véhicules collectifs légers à assistance électrique. Le Waylibus accueille jusqu’à huit passagers en plus du conducteur et est limité à 25 km/h. Le OuiCycle peut accueillir jusqu’à neuf personnes sur voie publique selon sa configuration ; certains occupants peuvent contribuer en pédalant.

À Antony, leur faible vitesse n’est pas forcément un handicap rédhibitoire. Sur les 346 voies publiques de la commune, 317 sont déjà classées en zone 30. Le terrain se prête donc mieux à un véhicule plafonnant autour de 20 ou 25 km/h qu’une commune organisée autour de grands axes rapides.

La Ville en est au stade « je découvre » du programme eXtrême Défi de l’ADEME, conçu pour de courts essais avant une éventuelle expérimentation plus longue. Antony doit maintenant tirer un premier bilan avant de décider si le test mérite d’être prolongé avec certains services municipaux, notamment le CCAS, l’éducation, les sports, les espaces verts ou la voirie.

C’est ce bilan qui manque encore pour passer de l’idée au service : la Ville n’a publié ni nombre de trajets effectués, ni taux de remplissage, ni coût de l’essai. Ces données diront si la polyvalence observée pendant quatre jours permet réellement d’utiliser un même véhicule suffisamment souvent pour qu’il trouve sa place dans les déplacements antoniens. Pour l’instant, Antony a surtout testé une hypothèse : faire travailler le même petit Vélibus à plusieurs moments de la journée, pour plusieurs publics, plutôt que créer une navette dédiée à un seul besoin.

Sources consultées
  1. Ville d’AntonyExpérimentation de Navettes Vélibus à Antony du 6 au 9 septembre
  2. ADEMEDéploiement de vélis en 2026
  3. Ville d’AntonyPlan de circulation douce
  4. Human-MobNos produits
  5. France QuadricycleFiche technique OuiCycle 2025