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À La Défense, les économies d’énergie se jouent aussi dans la salle des machines

À La Défense, plusieurs tours réduisent fortement leur consommation grâce au réglage du chauffage, de la ventilation et des horaires d’exploitation.

Illustration - tours de La Défense économes

Paris La Défense ouvre les inscriptions à la cinquième édition de CUBE, qui débutera le 1er novembre 2026. Les éditions précédentes montrent jusqu’où une tour de bureaux peut réduire sa consommation en travaillant d’abord sur son fonctionnement quotidien, avant d’engager de gros travaux.

La tour Initiale en donne une bonne idée. Lors d’une précédente saison, ses gestionnaires avaient abaissé progressivement la consigne de chauffage de 23 à 19 °C dans les bureaux, ramené la température à 17 °C dans certains espaces de passage et resserré le fonctionnement des centrales de traitement d’air sur les heures d’occupation. Les ventilo-convecteurs avaient aussi été réglés selon l’exposition des quatre façades, tandis que certaines productions d’eau chaude ou glacée étaient coupées en mi-saison.

À cela s’ajoutaient des tournées nocturnes pour repérer les équipements restant inutilement en marche, un suivi plus fin des consommations et des ajustements de l’éclairage. Lors de cette participation, Initiale avait réduit sa consommation de 25,3 %, soit près de 1,9 GWh selon l’organisateur du championnat.

Le travail continue ensuite par petites corrections. En 2025, les exploitants d’Initiale et de Majunga décrivaient par exemple des horaires de ventilation encore affinés en fonction de l’occupation réelle, des débits d’air réduits ou des centrales arrêtées lorsque les bureaux se vidaient fortement, notamment pendant les congés ou les journées de télétravail.

Les classements montrent que le gisement n’est pas épuisé après une première année. Pour la saison 2024-2025, Workstation a obtenu 35,8 % d’économies et Initiale 34,8 %, devant Majunga à 24,6 %. Paris La Défense résume cette édition par une baisse moyenne supérieure à 22 % parmi les participants.

Ce chiffre ne décrit pas l’ensemble du quartier. La cohorte réunissait 41 bâtiments ou sites sur environ un million de mètres carrés, dont 45 % de surfaces de parking, et les candidats étaient volontaires. Les économies sont calculées à partir d’un historique de référence et de relevés mensuels, avec des corrections lorsque l’usage du bâtiment évolue sensiblement.

Cette compétence prend aussi une valeur réglementaire. Le dispositif Éco Énergie Tertiaire impose aux surfaces concernées d’au moins 1 000 m² une réduction de 40 % de leur consommation d’ici 2030 par rapport à leur référence réglementaire, ou l’atteinte d’une valeur absolue fixée selon l’activité. L’État cite explicitement le pilotage et la gestion active des équipements parmi les moyens d’y parvenir.

À La Défense, l’innovation se loge ainsi dans la connaissance fine d’une tour : savoir quand ventiler, quelle zone chauffer, ce qui tourne la nuit et comment adapter les machines à l’occupation réelle des bureaux. Les propriétaires et exploitants qui veulent tester cette méthode peuvent s’inscrire à l’édition 2026-2027.

Sources consultées
  1. Paris La DéfenseEngagez vos bâtiments dans la 5ème édition du concours CUBE 2026-2027
  2. CUBE Paris La DéfenseRésultats 2024-2025
  3. Championnat de France des économies d’énergieLa Tour Initiale : un exemple d’efficacité énergétique et confort des occupants
  4. Championnat de France des économies d’énergieCUBE : les exploitants techniques, moteurs de la performance énergétique
  5. Ministère de la Transition écologiquePrésentation du dispositif Eco-énergie tertiaire