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À Nanterre, comment le 107.7 transforme une panne en alerte en moins de quatre minutes

À Nanterre, les journalistes du 107.7 transforment les incidents vérifiés sur l’autoroute en alertes compréhensibles au volant, parfois en moins de quatre minutes.

Illustration - studio radio à Nanterre

Mercredi 12 août, à 11 h 20, un gyrophare orange s’allume dans le studio de Radio VINCI Autoroutes à Nanterre. Chrystèle Mollon interrompt une chanson de Pascal Obispo et reprend le micro. Sur l’A10, entre Saint-Maixent-l’École et Lusignan, dans les Deux-Sèvres, un poids lourd est en panne. La musique attendra.

Cette interruption dit beaucoup du métier exercé depuis l’Archipel, le siège de VINCI à Nanterre. Les flashs trafic reviennent au minimum tous les quarts d’heure, mais un événement urgent n’attend pas le suivant : la radio annonce un délai de moins de quatre minutes pour le diffuser. Nanterre est l’un de ses trois studios, avec Vedène, près d’Avignon, et Mandelieu, dans les Alpes-Maritimes.

Avant d’arriver au micro, l’information suit plusieurs étapes. Un accident, une panne ou un objet sur la chaussée peut être signalé depuis le terrain ou détecté par différents outils. L’alerte passe par les postes opérationnels puis par l’un des centres d’information trafic de VINCI Autoroutes. Là, elle est vérifiée et enregistrée avant d’être transmise aux journalistes de la radio.

À Nanterre, il faut ensuite la mettre en mots pour qu’elle soit comprise sans carte sous les yeux. Il faut donner l’autoroute, la direction, le secteur concerné, la nature du danger et ce que le conducteur doit en retenir, sans perdre de temps ni surcharger la phrase. L’auditeur, lui, est au volant. Il ne peut ni relire la phrase ni examiner tranquillement un écran. Quelques secondes de parole doivent suffire.

Le studio nanterrien a ainsi une géographie inhabituelle. Les journalistes travaillent dans les Hauts-de-Seine tandis que leur sujet change continuellement de département. Ce mercredi-là, le micro de Nanterre s’est ouvert pour un camion immobilisé dans les Deux-Sèvres.

À l’Archipel, le métier tient finalement dans cette courte séquence répétée au fil des alertes : une information remonte de la route, elle est vérifiée, le studio la reçoit, puis quelqu’un doit trouver les mots assez vite pour qu’elle soit utile. Le gyrophare orange s’éteint alors et la musique peut reprendre.

Sources consultées
  1. Radio VINCI AutoroutesL'info trafic au cœur du service autoroutier
  2. VINCI AutoroutesDans les coulisses des Centres d’information trafic
  3. Le Parisien, Hauts-de-Seine« 4 minutes maximum » pour informer : comment les voix de Radio Vinci Autoroute guident les vacanciers depuis Nanterre