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À Asnières, LPCR reconduit pour quatre crèches après une seule offre

Le groupe est reconduit pour cinq ans sur 195 places, avec 6,27 millions d’euros de compensation municipale, après le dépôt d’une seule offre.

Quatre crèches municipales à Asnières

Asnières-sur-Seine a conclu le 30 juillet une nouvelle délégation de cinq ans avec LPCR Collectivités Publiques pour quatre crèches municipales. Les Bruyères, Les Sansonnets et Tom Pouce comptent chacune 60 places; Les P’tits Diables en accueille 15. Le contrat couvre ainsi 195 places, avec une compensation municipale de 6 273 581 euros. Une seule offre a été déposée.

La décision ne crée aucune place supplémentaire. Elle renouvelle le contrat signé en 2019, qui arrive à son terme en août 2026, et maintient l’opérateur déjà présent dans les quatre établissements. Les sites et leur capacité restent inchangés, tout comme l’attribution des places par la Ville. La date précise de prise d’effet du nouveau contrat n’apparaît toutefois pas dans l’avis d’attribution.

Quatre des cinq crèches asniéroises exploitées en délégation de service public sont donc regroupées dans ce contrat. La Ville gère directement quinze autres établissements; le cinquième site délégué est Les Petits Cavaliers. Asnières conserve ainsi deux modes de gestion côte à côte: ses propres équipes dans une partie des crèches, un opérateur privé dans les autres.

Les 6,27 millions d’euros correspondent bien à la compensation d’obligation de service public versée par la Ville pendant les cinq années, et non au coût complet des établissements. Cela représente environ 1,25 million d’euros par an, ou 6 400 euros par place et par an. Le fonctionnement repose aussi sur les participations familiales, calculées selon le barème national de la Caisse nationale des allocations familiales, ainsi que sur des financements de la CAF et du Département. La Ville attribue les places; l’entreprise organise le service quotidien.

L’offre était évaluée à 60 % sur la qualité du service, son organisation et les moyens techniques, contre 40 % sur le montant demandé à la commune. Cette pondération place donc officiellement la qualité avant le prix. Avec un seul candidat, la Ville n’a cependant pas pu comparer plusieurs propositions de personnel, de fonctionnement ou de coût. L’offre unique ne démontre pas que le contrat est mauvais; elle rend ses clauses et leur contrôle plus décisifs.

Le contrat détaillé n’étant pas accessible dans les pièces publiques consultées, les engagements précis sur la qualité de l’accueil, les règles de remplacement du personnel et les éventuelles pénalités ne peuvent pas être examinés. Depuis 2025, les communes doivent non seulement recenser et planifier les besoins d’accueil, mais aussi soutenir la qualité des services proposés. Confier l’exploitation à une entreprise ne leur retire pas cette responsabilité.

Aux Bruyères, aux Sansonnets, à Tom Pouce et aux P’tits Diables, le renouvellement sera probablement peu visible à l’entrée. Pendant cinq ans, il se mesurera à la qualité quotidienne de l’accueil et au respect du contrat par l’opérateur.

Sources consultées
  1. BOAMPDSP gestion et exploitation de quatre établissements d’accueil du jeune enfant, avis d’attribution n° 26-76284
  2. Profil d’acheteur de la Ville d’Asnières-sur-SeineMission de conseil et d’assistance technique relative au renouvellement de la concession de service public de quatre EAJE
  3. Ville d’Asnières-sur-SeineAccueil collectif
  4. Ville d’Asnières-sur-SeineListe des établissements d’accueil du jeune enfant en gestion municipale et en délégation de service public
  5. Direction générale des collectivités localesLe service public de la petite enfance