
Une chanteuse doit se produire à La Défense. Au matin du concert, elle a disparu. Pour la retrouver, il faut abandonner un moment la ligne droite entre la gare et la tour, scruter une statue, observer une façade et suivre une carte découverte dans sa loge.
Lancée le 17 juillet par Paris La Défense, l’enquête gratuite « Disparition à La Défense » transforme le quartier d’affaires en terrain de jeu sur smartphone. Six suspects, dix lieux et six méthodes d’enlèvement composent l’affaire. À chaque étape, une question permet de recueillir un indice et d’éliminer une fausse piste jusqu’à trouver la bonne combinaison.
Le jeu se pratique seul ou en équipe grâce à un code partagé. Deux versions sont proposées, l’une familiale, avec des questions accessibles aux enfants, l’autre plus corsée. Le parcours existe en français et en anglais. Certaines séquences donnent aussi, en réalité virtuelle, un aperçu de lieux fermés au public.
Le scénario tient du petit polar estival, mais il exploite bien un trait très local. La Défense est monumentale et pourtant souvent traversée à toute vitesse, les yeux fixés sur une sortie, une enseigne ou l’heure de la prochaine réunion. Ses espaces publics abritent plus de 60 œuvres d’art contemporain en libre accès, réparties entre Courbevoie, Puteaux, Nanterre et La Garenne-Colombes. Plusieurs parcours permanents permettent déjà de les découvrir.
Dans l’enquête, l’œuvre d’art devient un indice et la tour un objet à examiner. Le téléphone, paradoxalement, sert à mieux regarder autour de soi.
L’application est disponible sur iPhone et Android. Les joueurs peuvent accéder directement à la page de téléchargement. La présentation officielle ne précise toutefois ni la durée, ni la distance, ni l’accessibilité exacte du parcours.
Cette disparition invente une petite raison de faire un détour. Retrouver la chanteuse sera peut-être moins mémorable que reconnaître enfin l’œuvre croisée chaque matin en reprenant le RER.